Près de 5 000 personnes ont manifesté dimanche dans les rues de Rabat pour exprimer leur soutien à la cause palestinienne et dénoncer une loi israélienne controversée portant sur l’élargissement du recours à la peine de mort. Le cortège a parcouru l’avenue Mohammed V, principale artère de la capitale marocaine, au rythme de slogans hostiles à « l’occupation » et à la peine capitale.
Au sein de la mobilisation, les manifestants ont mêlé messages de solidarité et expressions d’indignation. « Les manifestations, les rassemblements et les boycotts ne sont que les actions les plus simples que nous puissions entreprendre pour nos frères à Gaza », a déclaré Samah Chatibi, évoquant un engagement citoyen en soutien aux Palestiniens.
Même tonalité chez El Houcine Asma, pour qui cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement plus large. « Cette manifestation s’inscrit dans un vaste mouvement de solidarité avec le peuple palestinien (…) surtout après la décision (…) visant les prisonniers palestiniens », a-t-il affirmé, dénonçant une mesure qu’il juge « inacceptable ».
Au cœur des critiques, une législation israélienne qui prévoit d’étendre l’application de la peine capitale. Ce texte suscite de vives réactions à l’international, certains observateurs estimant qu’il pourrait instaurer un traitement juridique différencié à l’égard des Palestiniens.
Au-delà de cette question, la manifestation a également ravivé le débat sur la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, intervenue en 2020. Un choix diplomatique qui continue de diviser une partie de l’opinion publique marocaine.
Cette mobilisation à Rabat illustre ainsi la persistance d’un fort engagement populaire en faveur de la cause palestinienne, dans un contexte régional et international marqué par des tensions durables.
Prudence AGBALETI