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Tunisie : le journaliste Mourad Zeghidi entame une grève de la faim

Le journaliste tunisien Mourad Zeghidi a entamé une grève de la faim pour dénoncer son maintien en détention et ce qu’il considère comme un acharnement judiciaire à son encontre, selon des informations rapportées par son entourage.

Détenu depuis plus de deux ans, le journaliste affirme vouloir attirer l’attention sur sa situation judiciaire ainsi que sur les conditions de détention des professionnels des médias poursuivis en Tunisie. D’après ses proches, cette action a débuté il y a quatre jours.

Figure connue du paysage médiatique tunisien, Mourad Zeghidi purge actuellement une peine de trois ans et demi de prison après sa condamnation dans une affaire portant sur des accusations de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale. Il rejette les charges retenues contre lui et soutient que les poursuites engagées sont liées à son activité journalistique et à ses prises de position publiques.

À ce stade, aucune information officielle n’a été communiquée concernant son état de santé ou une éventuelle évolution de son dossier judiciaire.

Cette affaire intervient dans un contexte de préoccupations persistantes autour de la liberté de la presse en Tunisie. Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent depuis plusieurs mois la multiplication des poursuites visant des journalistes, chroniqueurs et responsables de médias.

Les autorités tunisiennes réfutent toutefois les accusations de répression des médias. Le président tunisien, Kaïs Saïed, affirme que les libertés publiques sont garanties et que les procédures judiciaires engagées relèvent du fonctionnement normal de la justice et de l’application de la loi.

Quinze ans après la révolution de 2011, la question de la liberté d’expression et de l’indépendance des médias demeure un sujet sensible dans le pays. La situation de Mourad Zeghidi relance ainsi le débat sur les conditions d’exercice du journalisme et la protection des libertés fondamentales en Tunisie.

Aucune réaction officielle des autorités judiciaires n’avait été enregistrée dans l’immédiat concernant la grève de la faim du journaliste.

Prudence AGBALETI

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