La Cour d’appel de Casablanca a condamné deux (2) anciens responsables politiques dans l’affaire de trafic international de drogue. Le verdict a été rendu ce 25 juin au soir après plus de deux (2) ans de procédure judiciaire. Les deux hommes figuraient parmi les principaux accusés du dossier.
Saïd Naciri, ancien président du Wydad Casablanca et ex-député, a écopé de dix (10) ans de prison ferme. Abdelnabi Bioui, ancien président de la région de l’Oriental, a été condamné à douze (12) ans d’emprisonnement.
Les deux (2) condamnés étaient d’anciens cadres du Parti Authenticité et Modernité (PAM). Ils comparaissaient avec vingt-six (26) autres prévenus, soit vingt-huit (28) accusés au total.
Le tribunal a retenu plusieurs chefs d’accusation contre Saïd Naciri. Ils portent notamment sur le faux en écriture publique, l’usage de faux et la participation à un réseau de trafic international de stupéfiants.
Abdelnabi Bioui a également été reconnu coupable de faux en écriture publique et d’usage de faux. Il a aussi été condamné pour participation à une organisation impliquée dans le trafic international de drogue et des infractions douanières.
L’ancien parlementaire Belkacem M. a, lui aussi, été condamné à dix (10) ans de prison ferme. Il a été reconnu coupable de faux, de corruption et de complicité de trafic de drogue.
Les audiences se sont étalées sur plusieurs mois avant le délibéré final. La défense et le ministère public ont présenté de longues plaidoiries durant le procès.
Tout au long de la procédure, Saïd Naciri a rejeté l’ensemble des accusations. Le parquet a maintenu ses poursuites jusqu’au prononcé du jugement.
L’affaire trouve son origine dans les déclarations du Malien Haj Ahmed Ben Brahim. Surnommé « Escobar du Sahara », il purge depuis 2019 une peine de dix (10) ans de prison au Maroc pour trafic international de stupéfiants.
Le dossier, ouvert à la fin de 2023, est considéré comme l’un des plus importants procès liés au trafic de drogue au Maroc. Il a mis en cause plusieurs personnalités politiques, économiques et administratives du pays.
Prudence AGBALETI