La présidence sud-africaine a salué l’annonce du procureur de la Cour pénale internationale de requérir des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, son chef de la défense et trois dirigeants du Hamas pour crimes de guerre.
« La loi doit être appliquée de manière égale à tous afin de faire respecter l’État de droit international, de garantir que ceux qui commettent des crimes odieux répondent de leurs actes et de protéger les droits des victimes », a déclaré lundi le bureau du président Cyril Ramaphosa dans un communiqué.
L’Afrique du Sud, l’un des principaux défenseurs de la cause des Palestiniens, a également porté plainte contre Israël devant la Cour internationale de Justice, l’accusant de génocide, ce que Israël nie.
Les dirigeants d’Israël et du Hamas ont rejeté les allégations de crimes de guerre, et les représentants des deux camps ont critiqué la décision du procureur.
L’annonce de la CPI lundi est distincte de l’affaire actuellement entendue par la CIJ concernant une accusation de l’Afrique du Sud selon laquelle Israël aurait manqué à ses obligations en vertu de la Convention sur le génocide dans sa guerre contre Gaza.
La CIJ a tenu sa première audience sur cette affaire en janvier et a ensuite ordonné un certain nombre de mesures provisoires qu’Israël a jusqu’à présent largement ignorées.
En mai, la CIJ a entendu des arguments en faveur d’une demande de l’Afrique du Sud demandant une nouvelle fois des mesures d’urgence supplémentaires suite à l’offensive israélienne sur Rafah, une ville du sud de Gaza où plus d’un million de Palestiniens déplacés ont cherché refuge contre la guerre israélienne.
Israël et l’Afrique du Sud sont tous deux signataires de la Convention des Nations Unies sur le génocide, qui donne à la CIJ – la plus haute instance juridique de l’ONU – compétence pour statuer sur les différends liés au traité.
Tous les États signataires de la convention sont tenus de ne pas commettre de génocide, mais aussi de le prévenir et de le punir. Le traité définit le génocide comme « les actes commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ».