La Guinée équatoriale a ordonné mardi une répression des relations sexuelles dans les bureaux du gouvernement après la fuite de vidéos privées sur les réseaux sociaux montrant un haut responsable du ministère des Finances ayant des relations sexuelles avec plusieurs femmes dans divers endroits, y compris dans son bureau.
Le gouvernement a déclaré qu’il agissait parce que les vidéos avaient terni l’image du pays. Le scandale secoue le gouvernement depuis la première diffusion des vidéos la semaine dernière.
Les médias locaux ont rapporté que des centaines de vidéos amateurs avaient été trouvées au domicile du responsable des finances lors d’une descente liée à une enquête pour corruption. Parmi les femmes présentées dans les vidéos figuraient les épouses d’autres personnalités puissantes du gouvernement et d’autres membres de leur famille, ont indiqué les médias locaux.
Mardi, le vice-président Nguema Obiang Mangue a ordonné de nouvelles mesures pour empêcher les fonctionnaires de la justice et du ministère de se livrer à des actes illicites au travail, selon un communiqué du gouvernement. Celles-ci comprenaient l’installation de caméras de sécurité dans tous les bureaux ainsi qu’une sécurité renforcée.
« L’exécutif prend cette décision suite aux vidéos à caractère sexuel devenues virales sur les réseaux sociaux ces derniers jours et qui ternissent l’image du pays », a indiqué l’agence d’information de l’État dans le communiqué.
Le communiqué indique que les mesures ont été décidées lors de réunions d’urgence avec la Cour suprême, le procureur général et d’autres.
Les personnes apparaissant dans les sextapes seraient suspendues, sans fournir de noms, tandis que les responsables de la sécurité des bâtiments dans lesquels les vidéos auraient été tournées seraient réprimandés pour n’avoir pas fait leur travail.
Reuters