Le Mozambique cherche à poursuivre en justice le principal chef de l’opposition, Venancio Mondlane, pour les troubles civils qui ont suivi l’élection contestée de l’année dernière, selon un document présenté à Mondlane par le parquet.
Mondlane, qui affirme que le président Daniel Chapo, du parti Frelimo au pouvoir depuis longtemps, a remporté les élections grâce à des fraudes électorales, a été convoqué par le parquet mardi. Ce document de 40 pages, qui contient une série d’accusations, lui a été présenté.
Le parquet l’accuse d’avoir orchestré via les réseaux sociaux une « révolution », d’avoir agi avec préméditation et d’avoir mené le pays au « chaos ». L’acte d’accusation évoque la mort de centaines de personnes, la paralysie de services publics et la fermeture de frontières.
Les manifestations post-électorales, qui ont fait plus de 300 morts, ont été les plus importantes contre le Frelimo depuis l’indépendance en 1975.
Le Frelimo nie les allégations de fraude électorale, bien que les observateurs occidentaux affirment que le scrutin d’octobre n’était ni libre ni équitable.
Il y avait des indications que Chapo et Mondlane cherchaient à établir des liens, les deux hommes politiques se rencontrant pour des entretiens en mars, puis en mai. Chapo a également lancé un « dialogue national » et invité Mondlane à siéger à un organe consultatif présidentiel.
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