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Des hauts responsables de l’opposition tanzanienne libérés sous caution

Quatre hauts responsables du CHADEMA, principal parti d’opposition tanzanien, ont été libérés sous caution le lundi 10 novembre 2025, après avoir été détenus dans différents commissariats. Cette libération intervient dans un contexte de répression accrue contre les figures de l’opposition suite aux élections générales contestées du 29 octobre 2025.

Parmi les personnes libérées figurent le vice-président du parti, John Heche ; le secrétaire général adjoint, Amani Golugwa ; le président de la zone côtière, Boniface Jacob ; et Godbless Lema, membre du Comité central.

Selon un communiqué du CHADEMA, les quatre hommes ont reçu l’ordre de se présenter au commissariat central de Dar es Salaam le mardi 11 novembre 2025 pour la suite de la procédure judiciaire.

La libération de M. Heche est intervenue alors que la Haute Cour de Dar es Salaam examinait une requête d’habeas corpus déposée par ses avocats. La pétition contestait la légalité de sa détention depuis le 22 octobre 2025, arguant qu’il était détenu depuis plus de deux semaines sans avoir été présenté à un tribunal.

Les autorités auraient informé son équipe juridique qu’il est inculpé de deux chefs d’accusation de terrorisme.

Ces arrestations s’inscrivent dans le cadre d’une réponse gouvernementale plus large aux manifestations nationales qui ont éclaté le jour des élections. Plus de 240 citoyens ont été inculpés de trahison, un crime passible de la peine capitale, suite à ces manifestations.

Golugwa, Jacob et Lema ont tous été arrêtés le 8 novembre 2025, après avoir été recherchés par la police.

Le scrutin a vu la réélection du président Samia Suluhu Hassan avec un score proclamé de 97,6 % des voix. Cependant, le processus électoral a été critiqué par la Mission d’observation électorale de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui a conclu dans un rapport préliminaire que le scrutin n’était pas conforme aux normes démocratiques régionales.

L’Ordre des avocats du Tanganyika a qualifié ces accusations massives de trahison de « parodie de justice ».

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