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Le Rwanda et la RDC s’accordent sur des mesures pour « désamorcer les tensions » lors d’une réunion à Washington

Les États-Unis ont accueilli mardi et mercredi à Washington des représentants de la République démocratique du Congo et du Rwanda. Les discussions ont porté principalement sur le processus de paix au point mort dans l’est du Congo.

Il s’agissait de la première rencontre entre les deux parties depuis les sanctions imposées le 2 mars par le département du Trésor américain aux Forces de défense rwandaises et à quatre de leurs officiers supérieurs.

Washington accuse le Rwanda de soutenir le groupe rebelle M23, ce qui explique la persistance des violences dans l’est du Congo. Le Rwanda nie tout soutien au M23. Ce dernier a mené une offensive éclair dans l’est du Congo en janvier 2025 et contrôle toujours de vastes territoires.

La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda « ont convenu d’une série de mesures coordonnées pour désamorcer les tensions et faire progresser la situation sur le terrain », selon une déclaration conjointe des États-Unis, du Congo et du Rwanda publiée mercredi par le Département d’État.

« Ces efforts comprennent un engagement mutuel à prendre des mesures spécifiques pour soutenir la souveraineté et l’intégrité territoriale de chacun, le désengagement progressif des forces rwandaises et la levée des mesures défensives dans des zones définies du territoire congolais, des efforts intensifiés et assortis d’échéances précises de la part de la RDC pour neutraliser les FDLR, et la protection de tous les civils. »

Le Rwanda et le Congo ont signé un accord de paix à Washington en décembre, dans le cadre des efforts du président américain Donald Trump pour instaurer la paix et attirer des milliards de dollars d’investissements occidentaux.

Quelques jours après cette cérémonie, des rebelles du M23 sont entrés à Uvira, ville de l’est du Congo proche de la frontière burundaise, marquant la plus importante escalade du conflit depuis des mois.

Ils se sont ensuite retirés sous la pression des États-Unis. Washington a toutefois déclaré ce mois-ci que la présence continue des rebelles près de la frontière burundaise « fait peser le risque de transformer le conflit en une guerre régionale plus vaste ».

Reuters

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