Un nouveau tournant est observé dans le conflit en République démocratique du Congo (RDC). Durant le week-end des 11 et 12 avril 2026, l’AFC/M23 et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont signé un protocole d’accord relatif au transfert de plusieurs militaires.
D’après les informations, entre 2 000 et 3 000 soldats des FARDC, actuellement détenus par le mouvement rebelle, ont été identifiés. Tous auraient donné leur consentement écrit pour leur prise en charge. Cet accord établit ainsi un cadre juridique permettant leur remise au CICR, chargé d’assurer leur transfert vers les autorités congolaises.
Cette évolution intervient après plusieurs semaines au cours desquelles l’AFC/M23 affirmait son intention de libérer ces militaires. Parmi eux, certains auraient refusé d’intégrer les rangs du mouvement, tandis que d’autres sont encore pris en charge dans des structures de santé.
Une première étape a déjà été franchie avec la remise au CICR de plusieurs dizaines de mineurs, dont certains avaient été impliqués dans les combats.
Malgré cette avancée, la mise en œuvre complète de l’opération reste conditionnée à plusieurs facteurs. Des contraintes logistiques demeurent, notamment en ce qui concerne l’organisation effective des transferts.
En outre, l’application de l’accord dépend de l’acceptation officielle des autorités congolaises de récupérer ces militaires. Sur ce point, des divergences subsistent, certaines sources évoquant la nécessité de vérifier les listes des personnes concernées.
Ce protocole s’inscrit dans un contexte diplomatique plus large, marqué par la reprise des discussions entre Kinshasa et l’AFC/M23. Ces échanges se tiennent actuellement en Suisse, notamment dans la région de Montreux, et pourraient influencer la suite du processus.
Prudence AGBALETI