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Le pape exhorte l’Angola à panser ses plaies liées au passé douloureux lors d’événements qui rassemblant 130 000 personnes

Le pape Léon XIIV a exhorté dimanche les Angolais à surmonter leurs divisions après des décennies de guerre. Il a d’abord célébré une messe en plein air près de Luanda, puis s’est recueilli sur un site qui fut jadis une plaque tournante de la traite transatlantique des esclaves. Ces événements ont rassemblé environ 130 000 personnes.

Léon XIV, connu pour ses prises de position contre la guerre et les inégalités, qui lui ont valu les foudres du président Donald Trump, a célébré la messe à Kilamba, un vaste complexe résidentiel, avant de se rendre en hélicoptère au sanctuaire catholique de Muxima.

Durant la messe, il a qualifié l’Angola, qui a connu 27 ans de conflit civil de 1975 à 2002, de « beau pays, mais meurtri ».

Il a exhorté les Angolais à « bâtir ensemble un pays où les vieilles divisions seront surmontées une fois pour toutes, où la haine et la violence disparaîtront ».

Au sanctuaire, situé à environ 130 km au sud-est de la capitale, sur les rives du fleuve Kwanzaa, une foule nombreuse dansait et chantait sous une chaleur humide tandis que le pape traversait la foule dans une voiturette blanche.

Ce sanctuaire, aujourd’hui lieu de culte populaire, a été construit au XVIe siècle, au cœur d’une forteresse portugaise, sur les traces du commerce qui, selon les estimations des historiens, a fait environ six millions de victimes originaires de l’actuel Angola, réduites en esclavage et envoyées aux Amériques.

Léon XIV n’a pas évoqué l’histoire du site, mais a exhorté les Angolais à bâtir un monde pacifique et plus juste.

« C’est l’amour qui doit triompher, et non la guerre ! », a-t-il déclaré.

À la fin de la messe à Kilamba, le pape a dénoncé la récente escalade du conflit en Ukraine, appelant à « la cessation des hostilités et à la poursuite du dialogue ».

Il a également salué le cessez-le-feu entre Israël et le Liban, qui a mis fin aux combats entre les forces israéliennes et le Hezbollah, soutenu par l’Iran, comme un « motif d’espoir ».

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