Le président béninois Romuald Wadagni a engagé, jeudi 28 mai, ses premières réformes organisationnelles à l’occasion du tout premier Conseil des ministres de son mandat 2026-2033, tenu à Cotonou. Parmi les principales annonces : l’instauration d’un Conseil des ministres mensuel et le retour du ministère de la Communication.
Investi le dimanche 24 mai dernier après sa victoire à la présidentielle du 12 avril, le successeur de Patrice Talon imprime déjà sa marque sur le fonctionnement de l’exécutif.
Selon les nouvelles dispositions annoncées, le Conseil des ministres se réunira désormais en session ordinaire « tous les premiers mercredis du mois ». Des sessions extraordinaires pourront toutefois être convoquées en cas de nécessité.
En parallèle, un comité interministériel se tiendra les premiers et troisièmes lundis de chaque mois, tandis que des conseils de cabinet sectoriels viendront compléter le dispositif entre les différentes réunions gouvernementales.
Autre changement notable : le rétablissement du ministère de la Communication, supprimé sous le précédent mandat de Patrice Talon.
Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a rejeté toute idée d’échec liée à cette décision. Selon lui, cette suppression n’était qu’une mesure « temporaire ».
« Cela ne tient pas, de mon point de vue, d’un constat d’échec, non, bien au contraire », a-t-il déclaré, saluant également la nomination d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou à la tête du département.
Il s’est dit convaincu que la nouvelle ministre saura renforcer les relations entre le gouvernement, la presse et les acteurs du secteur de la communication.
Sur le fond, Romuald Wadagni a fixé plusieurs priorités pour son septennat, notamment l’éradication de l’extrême pauvreté à travers une « régionalisation plus significative du développement ».
Le chef de l’État a également insisté sur le renforcement de la sécurité nationale et appelé les membres de son gouvernement à faire preuve « d’exemplarité, de sobriété, d’intégrité et de solidarité ».
Le président béninois a rappelé à ses ministres qu’ils ne devaient pas considérer leurs fonctions comme un « privilège personnel », mais plutôt comme une responsabilité au service de la nation.
Prudence AGBALETI