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Nigeria : les enseignants d’Oyo en grève illimitée après l’enlèvement d’élèves et de collègues

Le Syndicat nigérian des enseignants (NUT) a décrété une grève illimitée dans l’État d’Oyo à compter de ce lundi 1er juin, en réaction à l’enlèvement de plusieurs enseignants et élèves survenu à la mi-mai. Cette mobilisation vise à dénoncer l’absence de progrès significatifs dans les efforts de recherche et de libération des victimes.

Le 15 mai dernier, des hommes armés ont attaqué trois établissements scolaires de l’État d’Oyo, dans le sud-ouest du Nigeria, enlevant des dizaines d’enfants ainsi que plusieurs membres du personnel éducatif. Selon l’armée nigériane, les assaillants seraient liés au groupe djihadiste Boko Haram.

D’après les autorités locales, sept (7) enseignants figurent parmi les personnes enlevées, aux côtés de 25 à 39 enfants âgés de 2 à 16 ans. Depuis cette attaque, les forces de sécurité poursuivent les opérations de recherche afin de retrouver les otages et d’assurer leur retour sain et sauf.

Face à cette situation, le NUT a appelé l’ensemble des enseignants des écoles primaires et secondaires publiques de l’État d’Oyo à suspendre leurs activités jusqu’à nouvel ordre. Dans un communiqué, le syndicat a expliqué que cette décision constitue un moyen de pression pour obtenir une action plus efficace des autorités.

« Cette grève est une protestation contre la détention prolongée de nos collègues et de nos élèves par leurs ravisseurs, sans signe clair d’une intervention rapide permettant leur libération en toute sécurité », a déclaré l’organisation.

Si les enlèvements contre rançon sont fréquents dans plusieurs régions du nord du Nigeria, ce type d’attaque de grande ampleur demeure relativement rare dans l’État d’Oyo, l’un des plus peuplés du pays. L’incident a suscité une vive inquiétude parmi les parents d’élèves, les enseignants et les autorités locales, qui redoutent une extension de l’insécurité vers des zones jusque-là relativement épargnées.

Les autorités nigérianes n’ont pas encore communiqué sur une éventuelle date de libération des otages, alors que l’inquiétude continue de grandir au sein des communautés concernées.

Prudence AGBALETI

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