Les syndicats de médecins de la République démocratique du Congo (RDC) lancent, à compter de ce jeudi 11 juin, un mouvement de grève dans les structures sanitaires publiques du pays.
Ils dénoncent l’absence de réponses satisfaisantes à leurs revendications portant notamment sur les salaires, les conditions de travail et le renforcement des moyens accordés au secteur de la santé.
Les organisations syndicales reprochent au gouvernement le retard dans l’application de plusieurs engagements pris en faveur du personnel médical. Elles pointent également le manque d’équipements, l’insuffisance des ressources et les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux établissements de santé.
Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis sanitaires, notamment la surveillance des maladies à potentiel épidémique comme Ebola. Bien que le pays ait renforcé ses capacités de prévention et de riposte après plusieurs épidémies meurtrières, les spécialistes estiment que l’efficacité du dispositif dépend fortement de la disponibilité du personnel soignant.
Les syndicats assurent toutefois que les services d’urgence resteront opérationnels afin de garantir la prise en charge des patients les plus vulnérables.
De son côté, le gouvernement poursuit les discussions avec les représentants des médecins pour tenter d’éviter une paralysie prolongée du système de santé. À la veille du début de la grève, aucun accord n’avait encore été trouvé.
Les syndicats estiment que l’amélioration des conditions de travail est indispensable pour garantir des soins de qualité et renforcer la capacité du pays à répondre aux urgences sanitaires. En l’absence d’un compromis rapide, le mouvement pourrait perturber l’accès aux soins dans plusieurs régions de la RDC.
Prudence AGBALETI