La Namibie a été retirée de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) après avoir remédié avec succès aux carences stratégiques de son dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Cette décision représente une étape importante pour le secteur financier du pays et sa réputation internationale.
Le retrait de la liste grise devrait renforcer la confiance des investisseurs, améliorer la position de la Namibie au sein du système financier international et réduire le contrôle renforcé auquel sont souvent soumis les pays faisant l’objet d’une surveillance accrue.
Cette décision a été annoncée lors de la réunion plénière du GAFI qui s’est tenue à Paris du 17 au 19 juin 2026. Les pays membres ont alors convenu de retirer la Namibie et l’Algérie de la liste des juridictions sous surveillance renforcée à la suite d’évaluations sur place concluantes.
Le GAFI, organisme international de surveillance chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération, a indiqué que la Namibie avait mené à bien toutes les actions prévues dans son plan d’action convenu, dans les délais impartis.
La Namibie a été placée sur la liste grise en février 2024 après que le GAFI a constaté des lacunes dans son dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LBC/FT).
Selon le GAFI, la Namibie a depuis réalisé des progrès significatifs dans le renforcement de ses systèmes de prévention et de répression de la criminalité financière.
L’organisation a souligné plusieurs améliorations clés, notamment un renforcement de la supervision des institutions financières fondée sur les risques, des inspections et des mesures d’application renforcées, une meilleure mise en œuvre des obligations de vigilance à l’égard de la clientèle et un respect accru des sanctions financières ciblées liées au financement du terrorisme et de la prolifération.
Le GAFI a également indiqué que la Namibie avait accru le nombre de déclarations de bénéficiaires effectifs par les personnes morales, renforcé les sanctions en cas de non-conformité et amélioré la coopération entre le Centre de renseignement financier et les services répressifs.
Les autorités ont par ailleurs renforcé les capacités opérationnelles des enquêteurs et des procureurs chargés des affaires de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme grâce à des ressources supplémentaires et à des formations spécialisées.
Le GAFI a déclaré que la Namibie avait démontré sa capacité à enquêter efficacement sur les affaires de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme et à les poursuivre, et qu’elle avait approuvé une Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme amendée.