L’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) a annoncé un nouveau délai au 31 juillet pour la déclaration de patrimoine des personnes concernées, tout en avertissant que des sanctions seront appliquées à l’encontre de ceux qui ne se conformeront pas à cette obligation légale.
S’exprimant mardi à Dakar lors d’un atelier de formation destiné aux journalistes et communicateurs traditionnels sur les mécanismes de promotion de la transparence, le président de l’OFNAC, Moustapha Ka, a réaffirmé la volonté de l’institution de faire respecter les dispositions relatives à la déclaration de patrimoine.

Selon lui, ce délai supplémentaire vise à permettre aux assujettis de régulariser leur situation avant l’application des mesures prévues par la loi. « Concernant la déclaration de patrimoine, nous avons décidé d’accorder aux personnes assujetties un délai fixé au 31 juillet », a-t-il indiqué.
Le responsable a toutefois insisté sur le caractère définitif de cette échéance. Qualifiant ce délai de « ferme », il a assuré que l’OFNAC appliquera les sanctions prévues sans distinction de fonction ou de statut à toute personne qui ne se sera pas conformée à ses obligations après cette date.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre du renforcement des mécanismes de transparence et de reddition des comptes au sein des institutions publiques sénégalaises. L’OFNAC affirme ainsi vouloir garantir une application effective de la loi en procédant notamment au recensement des personnes soumises à cette obligation déclarative.
L’institution invite par ailleurs les responsables concernés à fournir des déclarations de patrimoine « sincères et exhaustives », conformément aux exigences légales.
Dans sa stratégie de renforcement de la transparence, l’OFNAC envisage également de publier la liste des personnes n’ayant pas respecté cette obligation. Cette liste pourrait être diffusée à travers les canaux officiels de l’institution ainsi que sur d’autres supports prévus par les textes en vigueur.
À travers cette démarche, l’organisme de lutte contre la corruption entend accroître la responsabilité des gestionnaires publics et promouvoir une culture de transparence dans la gouvernance publique au Sénégal.
Prudence AGBALETI