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Le chef d’état-major de l’armée ougandaise ordonne la fermeture de deux grands médias

Le chef d’état-major de l’armée ougandaise, qui est également le fils du président Museveni, a annoncé dimanche avoir ordonné la fermeture de deux médias majeurs, déclarant qu’il ne « croyait pas à la liberté de la presse ».

Muhoozi Kainerugaba a affirmé que le *Daily Monitor* — le plus grand quotidien indépendant d’Ouganda — et NTV Uganda, l’un des principaux diffuseurs privés du pays, ne « rouvriraient pas sans son autorisation ».

« En Ouganda, je ne crois pas à une presse libre ! La presse devrait être guidée par des cadres de la révolution », a écrit Kainerugaba sur la plateforme X.

Il n’a pas fourni de motifs précis pour la fermeture de ces médias, tous deux détenus par Nation Media Group (NMG) (NMG.NR) — un conglomérat médiatique basé au Kenya et coté à la Bourse de Nairobi.

Le *Daily Monitor* a rapporté dimanche que des militaires avaient été déployés dans les locaux de NMG à Kampala, la capitale, et que le personnel se voyait interdire d’entrer ou de sortir des lieux.

NTV Uganda ainsi que les autres chaînes de télévision et stations de radio de NMG dans le pays avaient cessé d’émettre dimanche matin.

Susan Nsibirwa, directrice générale de NMG en Ouganda, a déclaré ne pas avoir de commentaire dans l’immédiat.

Kainerugaba, pressenti comme un successeur potentiel de son père vieillissant, le président Yoweri Museveni, est connu pour ses publications controversées sur les réseaux sociaux, notamment des menaces de décapiter le principal chef de l’opposition, Bobi Wine.

En 2013, le gouvernement de Museveni — au pouvoir depuis 1986 — avait fait fermer le *Daily Monitor* pendant dix jours en raison d’articles consacrés à sa succession.

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