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Burkina Faso : la Présidence dément un faux appel au rapatriement

La Présidence du Faso a démenti la diffusion d’une fausse circulaire attribuée à ses services sur les réseaux sociaux. Le document appelait prétendument les agents de l’État à rapatrier leurs familles installées en France.

Le faux texte invitait les fonctionnaires concernés à faire revenir leurs proches vivant en France. Il évoquait notamment les familles présentes pour les études, le tourisme ou des soins médicaux.

Dans un communiqué publié mardi, la Direction de la communication de la Présidence a rejeté l’authenticité de cette circulaire. Elle affirme que le document est « totalement faux » et ne provient d’aucun service officiel.

Selon la Présidence, cette publication relève d’une opération de désinformation visant à semer la confusion et la psychose. Les autorités dénoncent une tentative délibérée de manipulation de l’opinion publique.

Ouagadougou décline toute responsabilité concernant cette fausse information largement relayée sur les plateformes numériques. La Présidence annonce également qu’elle se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires.

Les éventuelles actions en justice viseront les auteurs, les coauteurs ainsi que les commanditaires de cette opération. Les autorités promettent de faire toute la lumière sur cette diffusion.

Cette affaire intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre le Burkina Faso et la France. Les relations entre les deux pays se sont progressivement détériorées ces dernières années.

Les autorités burkinabè ont récemment annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec Paris. Elles accusent la France de porter atteinte à la souveraineté nationale et de soutenir des actions contraires aux intérêts du pays.

Les relations entre Ouagadougou et Paris se sont fortement dégradées depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022. Cette nouvelle campagne de désinformation intervient dans un climat politique particulièrement sensible.

Prudence AGBALETI

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