L’Assemblée des États parties de la Cour pénale internationale (CPI) s’est inquiétée du retrait annoncé du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Selon l’organe exécutif de la juridiction, cette décision risque d’affaiblir les efforts internationaux contre l’impunité.
Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), dirigés par des régimes militaires, avaient annoncé en septembre 2025 leur décision de quitter la CPI. Ils accusent l’institution d’être un « instrument de répression néocolonialiste » au service de puissances étrangères.
Dans une déclaration adoptée mercredi, l’Assemblée des États parties dit avoir pris acte de cette situation « avec inquiétude ». Elle regrette ces retraits et souligne leurs conséquences potentielles sur la lutte contre les crimes les plus graves.
Selon l’Assemblée, le départ de ces États pourrait compromettre la quête collective de justice. Il risque également d’affaiblir les efforts mondiaux destinés à mettre fin à l’impunité pour les crimes internationaux.
La Cour pénale internationale est compétente pour juger des personnes poursuivies pour génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crime d’agression. Son siège est établi à La Haye, aux Pays-Bas.
La CPI compte actuellement 125 États parties. En revanche, plusieurs grandes puissances, dont la Chine, les États-Unis, la Russie, l’Inde et Israël, n’ont jamais adhéré au Statut de Rome qui a créé la juridiction.
Prudence AGBALETI