La coalition CAP Côte d’Ivoire a dénoncé la décision du gouvernement de transmettre au Parlement le projet de loi créant le nouvel organe électoral. Elle estime que cette démarche intervient sans véritable concertation avec les acteurs politiques et la société civile.
La réaction fait suite au Conseil des ministres du 1er juillet, au cours duquel le gouvernement a annoncé la transmission du texte à l’Assemblée nationale. L’information a été communiquée par le porte-parole du gouvernement.
Dirigée par Pascal Affi N’Guessan, la coalition d’opposition juge cette décision unilatérale. Elle reproche au pouvoir de renoncer au dialogue alors que la réforme concerne l’organisation des prochaines élections.
La CAP Côte d’Ivoire rappelle que le gouvernement avait présenté la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) comme une réponse aux critiques formulées par la classe politique. Elle estime que cette logique aurait dû conduire à une réforme fondée sur un large consensus.
La coalition affirme avoir accueilli favorablement l’initiative du Premier ministre de réunir les partis politiques et les organisations de la société civile. Selon elle, cette rencontre s’est toutefois limitée à une simple présentation du projet.
« Informer n’est pas dialoguer. Présenter un projet n’est pas construire un consensus », affirme la coalition dans son communiqué. Elle considère que la réforme de l’organe électoral dépasse le cadre d’une simple modification administrative.
Pour l’opposition, la composition et les missions de la future institution conditionnent la crédibilité des élections et la stabilité du pays. Elle estime que la confiance dans les institutions électorales constitue un élément essentiel de la paix sociale.
La CAP Côte d’Ivoire appelle le gouvernement à suspendre l’examen du projet de loi. Elle demande l’ouverture d’un dialogue politique inclusif associant partis, société civile et experts électoraux avant tout débat parlementaire.
La coalition affirme enfin vouloir alerter l’opinion nationale et internationale sur les risques liés à une réforme menée sans consensus. Elle estime qu’un accord politique préalable demeure indispensable pour préserver un climat électoral apaisé.
Prudence AGBALETI