Les principaux partis de l’opposition congolaise réclament la démission du président Félix Tshisekedi et dénoncent un projet de révision constitutionnelle. Réunis à Kinshasa, les dirigeants de la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) ont annoncé une mobilisation nationale le 22 juillet.
La coalition affirme vouloir empêcher toute réforme susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat du chef de l’État.
Jean-Marc Kabund a déclaré que cette marche rejettera ce qu’il qualifie de « coup d’État constitutionnel » et défendra le respect de la Constitution.
L’opposition dénonce également une confiscation de la souveraineté populaire, une gouvernance défaillante et l’insécurité persistante dans le pays.
Jean-Marc Kabund estime que le président a trahi son serment constitutionnel et demande officiellement son départ du pouvoir. Les dirigeants de la C64 refusent tout dialogue tant que Félix Tshisekedi n’abandonnera pas publiquement son projet de révision constitutionnelle.
Selon eux, cette réforme menace l’ordre constitutionnel, accentue les divisions politiques et fragilise davantage la stabilité de la République démocratique du Congo.
Au pouvoir depuis 2019, Félix Tshisekedi effectue son deuxième mandat, qui doit s’achever en 2028 conformément à la Constitution actuelle. Le président s’est toutefois déclaré disposé à briguer un nouveau mandat si une révision constitutionnelle était approuvée par référendum.
Prudence AGBALETI