Le directeur général de l’OMS s’est rendu à Kinshasa mercredi pour rencontrer le président Félix Tshisekedi. L’épidémie d’Ebola, désormais la deuxième plus meurtrière jamais enregistrée dans le monde, continue de s’accélérer.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est rendu mercredi à Kinshasa pour rencontrer le président congolais Félix Tshisekedi. Cette visite intervient alors que l’épidémie d’Ebola qui touche le pays s’intensifie rapidement.
Il s’agissait de la deuxième visite de Tedros Adhanom Ghebreyesus en République démocratique du Congo depuis la déclaration de l’épidémie, le 15 mai. Il s’était déjà rendu fin mai dans l’Ituri, foyer de l’épidémie où près de 90 % des cas ont été recensés.
Près de trois mois après le début de la crise, 3 874 cas ont été confirmés, dont 1 751 décès, selon les autorités congolaises. L’épidémie continue de se propager à un rythme qui dépasse les capacités de réponse, a averti un porte-parole de l’OMS à Genève.
Le directeur général de l’Africa CDC, Jean Kaseya, a accompagné Tedros Adhanom Ghebreyesus à Kinshasa. Il a mis en garde contre la trajectoire préoccupante de l’épidémie, précisant qu’environ 80 % des nouveaux cas échappent encore au traçage des contacts existants.
Causée par la souche Bundibugyo, pour laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement homologué, cette flambée touche des régions où la présence de l’État reste fragile. Elle a déjà dépassé en ampleur l’épidémie de 2018-2020, jusque-là la plus meurtrière jamais recensée en RDC, avec environ 2 300 morts pour 3 500 cas.
Cette épidémie constitue désormais la deuxième plus importante jamais enregistrée dans le monde, derrière celle qui a frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016. Cette dernière avait fait plus de 28 000 cas et plus de 11 000 décès.
Prudence AGBALETI