Le Burkina Faso a mis en service quatre nouvelles centrales thermiques en moins d’un mois. Ces infrastructures totalisent 126,4 MW supplémentaires, présentés comme une étape vers la souveraineté énergétique du pays.
La première centrale, celle de Pabré, a été inaugurée le 21 juillet par le Premier ministre. D’une puissance de 50 MW, elle est équipée de 72 groupes de production de marque Cummins. Réalisée par la société Al Ahram Taqa dans le cadre d’un partenariat public-privé, elle a coûté 18 milliards de FCFA.
Le ministre de l’Énergie, Yacouba Zabré Gouba, a ensuite inauguré la centrale Bobo II le 7 août. Cette extension a ajouté 26,4 MW à la capacité déjà existante du site, à Bobo-Dioulasso. La capacité totale du site de Bobo II est ainsi passée de 60 à 86,4 MW.
Le coût de cette extension s’élève à environ 33,893 milliards de francs CFA au total. Selon plusieurs sources, ce montant a été entièrement financé sur fonds propres par la SONABEL.
Trois jours plus tard, le 10 août, une première centrale a été inaugurée à Koudougou. D’une capacité de 25 mégawatts, elle est équipée de 28 groupes électrogènes installés au total. Elle a été construite avec la société libanaise BUTEC Power Generation, pour un investissement d’environ 15 milliards de FCFA.
Le lendemain, le 11 août, Kaya a accueilli à son tour une centrale thermique de 25 MW. Elle aussi construite avec BUTEC, elle représente un investissement comparable, d’environ 15 milliards de FCFA.
Les deux centrales de Koudougou et Kaya s’inscrivent dans un même partenariat avec BUTEC Power Generation. Selon le groupe BUTEC, ce partenariat repose sur un contrat d’achat d’électricité de type BOOT.
Selon le gouvernement, ces nouvelles capacités doivent stabiliser le réseau national et réduire les déficits de production. Elles doivent aussi assurer une alimentation plus régulière des ménages, des entreprises et des zones industrielles. Avec ces 126,4 MW, le Burkina Faso avance vers l’objectif de 220 MW annoncé pour la fin du programme.
Prudence AGBALETI