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En Zambie, des figures de l’opposition arrêtées le jour des élections, selon le gouvernement

La police zambienne a arrêté plusieurs figures de l’opposition dans la nuit des élections nationales la semaine dernière, les accusant de menacer la sécurité de l’État, a annoncé le gouvernement. Le dépouillement des scrutins présidentiel et législatif de jeudi se poursuivait lundi, les résultats partiels plaçant le président Hakainde Hichilema en tête.

L’élection est largement perçue comme un test visant à déterminer si les résultats économiques obtenus par Hichilema depuis la crise de la dette liée à la pandémie suffiront à lui assurer un second mandat dans ce pays producteur de cuivre.

Son principal rival, le chef de l’opposition Brian Mundubile, a déclaré que des hommes lourdement armés avaient fait irruption à son domicile après l’élection, dans ce qu’il a qualifié de tentative d’assassinat.

Dans un communiqué publié tard dimanche, le gouvernement a indiqué que M. Mundubile se trouvait sur les lieux au moment de l’arrestation de onze personnes, et que des coups de feu avaient été tirés depuis la propriété en direction des forces de l’ordre, provoquant un échange de tirs.

Il a précisé que ces individus avaient été trouvés « en possession d’armes militaires de gros calibre, de munitions et d’autres matériels destinés à une insurrection armée » et qu’ils étaient sous surveillance depuis plusieurs mois.

Le gouvernement a cité les noms de six personnes actuellement en détention, dont un porte-parole de Mundubile. Les autres personnes arrêtées sont des « cadres de certains partis politiques zambiens », selon le communiqué.

Des représentants de l’opposition réclamaient le retour en toute sécurité de certains membres de l’entourage proche de Mundubile, affirmant qu’ils avaient été arrêtés ou avaient disparu.

Les partis d’opposition et les organisations de la société civile ont accusé le gouvernement d’intensifier la répression à l’approche des élections, notamment en restreignant leurs réunions et leurs activités de campagne. Le gouvernement a rejeté ces accusations.

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