Accompagné d’une importante délégation d’hommes d’affaires, le chancelier allemand Olaf Scholz est arrivé jeudi en Éthiopie pour une tournée en Afrique de l’est qui l’a amené aussi ce vendredi au Kenya. Un voyage stratégique dont profite l’Allemagne pour réaffirmer son soutien à l’idée d’un élargissement du G20 à l’Afrique.
« Nous voulons soutenir l’Union africaine pour qu’elle obtienne un siège au G20 », a déclaré le chancelier à son arrivée à Addis Abeba, dans une déclaration diffusée par la chaîne allemande d’information NTV. « C’est ce qu’impose le respect du continent et de ses nombreux Etats, mais aussi de sa population croissante », a-t-il ajouté. Le chancelier s’est ainsi rendu, lors de son séjour dans la capitale éthiopienne, au siège de l’Union africaine, qui œuvre actuellement en tant que médiatrice dans le conflit soudanais. Joe Biden et Emmanuel Macron notamment ont eux aussi plaidé dans le passé pour une entrée de l’UA au sein du G20. L’Afrique du Sud est à ce stade le seul pays africain membre du G20.
Après l’Ethiopie, Olaf Scholz s’est rendu ce vendredi au Kenya où il a été accueilli par le président William Ruto.

Le chancelier allemand Olaf Scholz accueilli ce vendredi 05 mai 2023 par le président kenyan William Ruto
Le gouvernement de la première économie européenne voit un grand potentiel pour « des coopérations dans l’énergie et le climat » avec Nairobi, ont indiqué mardi des sources gouvernementales.
Le Kenya, déjà principal partenaire commercial de l’Allemagne en Afrique de l’est, prévoit de couvrir dès 2030 la totalité de ses besoins en énergie par des renouvelables.
L’énergie géothermique, qui permet de produire de l’électricité grâce à l’eau très chaude dans le sous-sol, est le point fort de ce pays et offre « d’excellentes conditions » à la production d’hydrogène vert qui pourrait à terme « être importée depuis le Kenya », selon les mêmes sources.
La Rédaction