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Burundi : 11ème sommet du mécanisme de suivi de l’accord cadre d’Addis Abeba pour la RDC

Sans grand espoir, les dirigeants de la sous-région tentent une fois de plus de trouver une solution durable à la crise de l’est de la RDC. La présence du secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres veut prouver que la communauté internationale n’est pas indifférente aux efforts visant à ramener la paix dans cette région.

Ce sommet, qui s’est ouvert ce samedi 6 mai veut trouver des solutions pour mettre fin aux cycles récurrents de violence en RDC,  lutter contre l’instabilité et promouvoir une paix durable dans la région.

« Je renouvelle mon appel à la désescalade, à l’apaisement et à la retenue. Des groupes armés quels qu’ils soient, locaux comme étrangers, doivent déposer les armes en RDC «  a lancé Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU à son arrivée dans la capitale burundaise.

Le président burundais Evariste Ndayishimiye et le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres Gitega le 06 mai 2023

Le président de la RDC Felix Tshisekedi a lui-même fait le déplacement à Bujumbura pour participer à ce sommet. Mais l’on note déjà de grands absents, notamment Paul Kagame du Rwanda – accusé par Kinshasa d’être derrière le M23, malgré ses dénégations – ou encore William Ruto : le président du Kenya, qui dirige la force Est-Africaine déployée dans l’est de la RDC, serait en froid avec Kinshasa depuis le remplacement du commandant en chef de cette force.

La réunion examinera les progrès et les défis dans la mise en œuvre des engagements pris au titre de l’Accord-cadre signé à Addis-Abeba, en Ethiopie, le 24 février 2013. « Elle mettra entre autres, l’accent sur la nécessité d’une mise en œuvre intégrale des décisions prises dans le cadre des processus de paix de Nairobi et de Luanda, ainsi que l’harmonisation entre les deux processus », indique le Bureau de l’Envoyé spécial pour les Grands-Lacs.

Les chefs d’Etat et de gouvernement examineront également un projet de feuille de route pour la revitalisation de l’Accord-cadre en vue de lui donner une nouvelle impulsion afin de répondre de manière plus efficace aux préoccupations en matière de paix et de sécurité dans la région. A l’issue de cette rencontre de haut niveau, le président burundais, Evariste Ndayishimiye, assurera la présidence du Mécanisme régional de suivi de l’Accord-Cadre pour une période d’un an, succédant ainsi au président de la RD Congo, Félix Antoine Tshisekedi.

L’Accord-cadre a été signé par 13 pays et 4 institutions garantes dont l’ONU, l’UA, la CIRGL et la SADC, pour mettre fin aux cycles récurrents de conflits et à l’insécurité dans l’Est de la RDC. Les 13 pays signataires de l’Accord-cadre sont : l’Afrique du Sud, l’Angola, le Burundi, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, la Tanzanie, et la Zambie.

 La Rédaction

 

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