Les inondations et glissements de terrain provoqués par de fortes pluies jeudi dans le Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, ont fait au moins 394 morts dont les corps ont été retrouvés, selon un nouveau bilan officiel.
Le chiffre augmente inexorablement jour après jour. Les inondations et glissements de terrain provoqués par de fortes pluies jeudi 4 mai dans le Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, ont fait au moins 394 morts dont les corps ont été retrouvés, selon un nouveau bilan communiqué dimanche 6 mai par un responsable administratif.
Ce responsable, Thomas Bakenga, administrateur du territoire de Kalehe, dans lequel se trouvent les villages sinistrés, avait fait état samedi d’au moins 203 morts. « On est maintenant à plus de 390 corps retrouvés. 142 à Bushushu, 132 à Nyamukubi et 120 viennent d’être retrouvés flottant sur le lac Kivu » au niveau de l’île d’Idjwi, a déclaré Thomas Bakenga dimanche après-midi par téléphone à l’AFP. « Depuis jeudi, on retrouve des corps à chaque minute et on les enterre », a-t-il ajouté.
Journée de deuil national
A l’issue du conseil des ministres de vendredi, Kinshasa a annoncé l’envoi d’une « mission gouvernementale pour appuyer le gouvernement provincial dans la gestion de cette catastrophe ». Il a décrété une journée de deuil national lundi. Médecins sans frontières a également signalé avoir dépêché une équipe d’urgence samedi sur place.
Cette catastrophe est survenue deux jours après des inondations qui ont fait au moins 131 morts et détruit des milliers de maisons au Rwanda voisin.
Le patron de l’ONU, Antonio Guterres, a souligné samedi lors d’une visite au Burundi qu’il s’agissait « d’une nouvelle illustration d’une accélération du changement climatique et de ses conséquences dramatiques pour des pays qui ne sont pas en cause dans le réchauffement mondial » de la planète.