Dans le cadre des efforts de la Russie visant à rallier le continent africain à sa cause, le ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov était mardi 30 mai 2023 à Bujumbura. Les autorités burundaises ont insisté à cette occasion sur la neutralité du pays face au conflit russo-ukrainien tout en se félicitant des bonnes relations entre le Burundi et la Russie.
Lors des entretiens entre Sergueï Lavrov et le président Evariste Ndayishimiye, les deux parties sont revenues sur les programmes de coopérations existants et ceux en perspective entre autres les programmes dans le domaine de la santé, de l’éducation et de l’énergie. La Russie soutient déjà le Burundi à travers la mise en place d’un laboratoire de recherche mais également dans le renforcement des capacités des burundais dans la recherche sur les maladies infectieuses.
Dans le domaine de l’éducation, le ministre des affaires étrangères russe a annoncé que le nombre de bourses burundais va doubler à partir de l’année académique prochaine.
Dans le domaine de l’énergie nucléaire, des cadres de coopération sont en train d’être élaborés afin que des cadres burundais puissent aller renforcer des capacités dans ce domaine.
Evariste Ndayishimiye a fait savoir que le domaine de l’agriculture est prioritaire pour le développement d’où il a demandé l’appui surtout en ce qui est de l’approvisionnement en fertilisant.
Le ministre des affaires étrangères Russe a indiqué que le Burundi allait être placé comme prioritaire des fertilisants en provenance de la Russie. Les deux délégations ont passé en revue la dimension régionale, dans la gestions des conflits et des paradoxes sur le continent africain, mais aussi les enjeux globaux auxquels le monde fait face actuellement.
Avant la rencontre avec le chef de l’État burundais, le chef de la diplomatie russe s’était entretenu avec son homologue burundais Albert Shingiro. S’agissant de la guerre en Ukraine, le ministre Shingiro a expliqué que le Burundi a choisi d’être du côté des solutions. Le Burundi a pris une position abstentionniste, de neutralité et de non alignement, pour éviter que ce conflit atteigne d’autres régions du monde, notamment le continent africain.

Sergueï Lavrov et son homologue burundais Albert Shingiro
Pour les conflits en Ukraine et ailleurs dans le monde, le ministre burundais a dit à son homologue que la position du Burundi est de faire en sorte que « les États membres des Nations Unies puissent recourir aux différents outils diplomatiques que nous offre la diplomatie préventive, notamment le dialogue, la coopération, les bons offices, la négociation, pour éviter que des conflits surgissent, et lorsqu’ils surgissent, éviter que ces conflits ne s’étendent pas comme des feux de brousse, et lorsqu’ils s’étendent, éviter que ces conflits soient dévastateurs. »
La Rédaction