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Économie bleue en Afrique pour mieux protéger les écosystèmes marins et littoraux

Plus de 120 représentants de 30 délégations se sont réunis à Moroni du 12 au 14 juin 2023 dans la « conférence ministérielle sur l’économie bleue et l’action climatique en Afrique : les États côtiers et insulaires à l’avant-garde ». Il s’agissait de discuter des défis et des opportunités de l’économie bleue en Afrique, ainsi que des meilleures pratiques et politiques pour faire face aux effets du changement climatique sur les écosystèmes côtiers et marins.

Protéger les écosystèmes marins et littoraux

En clôturant les travaux de cette rencontre, le secrétaire général de la Commission de l’Océan Indien COI, Vêlayoudom Marimoutou a souligné que cette conférence inaugurait « un processus de Moroni que nous souhaitons porteur par les États insulaires et côtiers d’Afrique qui sont à l’avant-plan des défis climatiques et environnementaux et qui renferment un potentiel remarquable de résilience. Mais il faut agir vite, car les projections du GIEC montrent une tendance à la destruction des écosystèmes marins et littoraux des latitudes tropicales plus rapides qu’initialement prévu ».

 « La Grande muraille bleue est, sans doute l’expression d’une ambition collective et l’occasion d’une action forte, concertée et coordonnée. J’invite les promoteurs de la Grande muraille bleue à capitaliser sur les réseaux existants, les expériences de nos institutions et les cadres, notamment de la convention de Nairobi, pour que nos efforts permettent d’atténuer au mieux le risque et aussi à préparer nos États à faire autrement », a-t-il ajouté.

De son côté, le président de la Commission de l’Union Africaine Moussa Faki Mahamat a insisté sur le fait que cette conférence n’est pas seulement africaine mais plutôt mondiale. « C’est en joignant les efforts continentaux et à ceux de la république des Seychelles champion de l’économie bleue et à ceux de nos partenaires au développement que le continent sera doté des cadres adaptés à l’économie bleue », a-t-il ajouté. Selon lui, l’accélération de la mise en œuvre de l’initiative de la Grande muraille bleue contribuera à protéger et à restaurer les écosystèmes marins. Et renforcera la résilience et assurera des moyens de substances durables des communautés côtières.

Prendre des engagements politiques forts

« L’Afrique se trouve à un moment délicat de son histoire face aux changements climatiques. Les effets de ces derniers sont de plus en plus visibles avec le recul des glaciers et la montée des mers, basification des océans et la répercussion sur la biodiversité marine. La conférence offre une occasion remarquable de prendre les engagements politiques forts, de valoriser la collaboration et de s’attaquer ensemble à ces questions ». Le chef de l’État comorien et président en exercice de l’Union Africaine, Azali Assoumani a appelé à un modèle d’économie durable : « … nos ressources sont gravement touchées par des pressions croissantes telles que le changement climatique, la pollution, un développement côtier effréné, la surpêche ou encore la destruction de l’habitat. Il est donc temps de faire émerger un modèle d’économie durable, intégrant les trois piliers du développement durable, que sont l’économie, le social et l’environnement ». Et d’enchainer : « Pour cela, l’économie bleue constitue une parfaite opportunité pour nous, États insulaires et côtiers, mais aussi pour l’ensemble du continent africain. Je suis convaincu que cette ressource une fois bien exploitée et mise en valeur, avec toutes les richesses dont elle dispose, nous permettra d’atteindre nos objectifs de développement ».

La déclaration de Moroni a été adoptée par acclamation.

La Rédaction

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