Le président Cyril Ramaphosa a déclaré qu’il souhaitait que l’Afrique du Sud et le Zimbabwe travaillent ensemble pour garantir le bon fonctionnement du poste de frontière de Beitbridge à Musina, dans le Limpopo. Le président sud-africain avait rendez-vous jeudi avec son homologue zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, au port d’entrée pour « trouver des solutions au défi des activités transfrontalières illégales, y compris le mouvement des ressortissants étrangers sans papiers ».
Ramaphosa estime que le commerce entre ces pays voisins doit s’améliorer. « Nous sommes en inspection ; une inspection aux frontières pour venir voir comment fonctionnent nos deux frontières, car il y a tellement de visiteurs des deux pays qui traversent la frontière. Nous voulons garantir le bon fonctionnement de nos deux entrées frontalières et faciliter la circulation de nos personnes et faciliter la circulation des marchandises afin que les échanges commerciaux entre les deux pays puissent être améliorés. »
Le président sud-africain devait par la suite, du côté de la frontière de son pays à Limpopo lancer officiellement l’Autorité de gestion des frontières qui va réaménager six points d’entrée en postes frontières à guichet unique. Pour Cyril Ramaphosa, cette approche améliorera l’efficacité aux postes frontières terrestres en combinant les arrêts nécessaires au traitement des formalités de sortie et d’entrée.
« En juillet, nous avons assisté au déploiement des premiers officiers des gardes-frontières de l’Autorité de gestion des frontières sur les segments vulnérables de la frontière, y compris les points de passage communautaires informels. » a-t-il déclaré.
Tandis que les gardes-frontières assumeront les fonctions de maintien de l’ordre aux frontières, y compris le contrôle d’accès, les forces de défense nationale sud-africaines restent responsables de la protection et de la sauvegarde des frontières.
Le garde-frontière communiquera avec le poste de police le plus proche en ce qui concerne la survenance d’un crime à un point d’entrée.
L’Autorité de gestion des frontières est désormais le troisième service armé en Afrique du Sud après la Force de défense nationale sud-africaine et la police sud-africaine.
Il a pour mandat d’exercer des fonctions de gestion des frontières au sein des points d’entrée ainsi que dans la zone d’application de la loi.
Le chef de l’Etat sud-africain a indiqué que des mesures ont déjà été prises pour intégrer sous l’autorité de l’Autorité de gestion des frontières diverses fonctions pertinentes des ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture, de la Santé et de la Pêche, des Forêts et de l’Environnement.
Pour permettre son travail, l’Autorité de gestion des frontières a signé des protocoles de mise en œuvre avec le Service des recettes sud-africain, le Service de police et les Forces de défense.