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L’ONU accuse le Soudan du Sud de répression persistante

La Commission des droits de l’homme des Nations Unies au Soudan du Sud a accusé le Service de sécurité nationale (NSS) du pays de menacer les médias et la société civile et de compromettre les perspectives d’une transition démocratique.

Un nouveau rapport basé sur les enquêtes indépendantes de la Commission en 2023, publié jeudi, détaille les attaques contre les journalistes et la société civile, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Les journalistes ont été soumis à la surveillance, à l’intimidation et aux violations des droits de l’homme, y compris à la détention arbitraire, selon le rapport de l’ONU.

« Des médias indépendants et une société civile dynamique représentent des voix essentielles dans le développement d’une gouvernance responsable et des processus démocratiques nécessaires pour permettre la paix et garantir les droits de l’homme », a déclaré la présidente de la commission, Yasmin Sooka.

Le Soudan du Sud traverse une période de transition politique après une guerre civile qui a ravagé le pays de 2013 à 2018, lorsqu’un accord de paix a été signé par le président Salva Kiir et son rival devenu vice-président Riek Machar.

Des élections sont prévues pour décembre 2024.

Le rapport détaille les violations des droits humains du journaliste politique Woja Emmanuel qui a annoncé en mai 2023 sur les réseaux sociaux qu’il avait quitté le journalisme, affirmant craindre pour sa vie.

Le gouvernement n’a pas encore commenté ces violations des droits.

La Commission des Nations Unies est préoccupée par l’intolérance envers les critiques du gouvernement à l’approche des élections.

« Le Soudan du Sud manque toujours d’un arbitre pour examiner et réduire la répression des droits de l’homme et pour résoudre les différends qui peuvent surgir lors des processus électoraux », a déclaré le commissaire Carlos Castresana Fernández.

Fernández a déclaré que le gouvernement mettait trop de temps à mettre en place des institutions de justice transitionnelle, qualifiant ses retards de « stratégies politiquement calculées pour maintenir la suprématie des élites dirigeantes ».

Le rapport exhorte également le gouvernement du Soudan du Sud à mettre fin de toute urgence à la censure illégale des médias et à mettre fin aux restrictions sur les activités civiques et politiques.

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