La France est en pourparlers avec l’Égypte pour établir une installation médicale militaire sur le terrain, qui comprendrait des capacités chirurgicales pour les personnes grièvement blessées dans la bande de Gaza voisine, a déclaré lundi le ministre français de la Défense Sébastien Lecornu.
Paris accueillera cette semaine une conférence humanitaire internationale pour la population civile de Gaza, dans le but de coordonner les efforts internationaux en faveur de l’enclave palestinienne occupée par Israël.
Les avions de combat israéliens ont frappé 450 cibles du Hamas à Gaza et les troupes ont pris le contrôle d’un complexe militant au cours des dernières 24 heures, a annoncé lundi l’armée israélienne, tandis que le ministère de la Santé de l’enclave palestinienne a déclaré que les frappes aériennes avaient tué des dizaines de personnes.
« Des discussions sont également toujours en cours avec l’Égypte afin de prépositionner une offre de santé militaire française sur le terrain, notamment la chirurgie des blessés de guerre », a déclaré Sébastien Lecornu dans un entretien au journal libanais L’Orient-le Jour.
L’Égypte a elle-même préparé un hôpital de campagne à Cheikh Zuweid, à 15 km du point de passage de Rafah vers Gaza, pour soigner les évacués des combats.
La France a envoyé le porte-hélicoptères Tonnerre dans la région qui, selon le président Emmanuel Macron, visait à soutenir les hôpitaux de Gaza. Des sources militaires affirment qu’elle n’est pas équipée pour fournir une assistance médicale aux personnes touchées par les bombardements dans la zone assiégée.
Cependant, l’armée française équipe actuellement un deuxième porte-hélicoptères doté d’installations médicales avancées. Il devrait naviguer vers la région dans les 10 prochains jours.
« Le porte-hélicoptères Dixmude, qui sera renforcé de capacités médicales, sera prochainement envoyé sur zone pour relever le porte-hélicoptères Tonnerre », a précisé Lecornu.
Des diplomates ont déclaré que la conférence du 9 novembre à Paris porterait également sur la création d’un corridor maritime permettant d’utiliser les voies maritimes pour acheminer l’aide humanitaire vers Gaza, mais aussi sur la manière dont les navires pourraient être utilisés pour aider les blessés évacués de Gaza.
Reuters