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La Suisse veut que le Conseil de sécurité des Nations Unies se penche davantage sur le problème de sécurité à l’Est de la RDC

Le président suisse Alain Berset est arrivé à Kinshasa mercredi 12 mars 2023 pour une visite de travail de 4 jours qui se veut essentiellement humanitaire. S’exprimant lors d’une conférence de presse avec le président Félix Tschisekedi, le président de la Confédération Helvétique à déclaré qu’il veut porter davantage au Conseil de sécurité des Nations Unies le problème du conflit armé qui oppose le gouvernement de Kinshasa aux rebelles du M23 à l’Est de la République Démocratique du Congo.

La Suisse tient à l’intégrité territoriale de la RDC

Après un entretien à huis clos, Félix Tshisekedi et Alain Berset ont tenu une conférence de presse au palais de la Nation, à Kinshasa. Une large part de cette prise de dialogue a été consacrée à la situation sécuritaire du pays.

« Le président Berset, à la veille de sa prise de fonction à la tête du Conseil de sécurité de l’ONU (le 1er mai prochain), est en RDC pour se rendre compte de la réalité, a déclaré le président Tshisekedi, et ça nous touche. Cela signifie qu’il va prendre le problème à bras le corps. »

« Nous sommes très attaché à la souveraineté de la RDC », a ajouté pour sa part Alain Berset pour qui la résolution du problème devait venir de la région et des pays eux-mêmes, et que la Suisse pouvait accompagner, apporter un soutien, une visibilité, mais en aucun cas la solution.

Il n’y aura pas de négociations politiques avec le M23

Le président congolais en a profité pour faire des annonces sur la crise dans l’Est, surtout concernant la suite de l’application de la feuille de route du plan de paix. Félix Tshisekedi a souligné que le retrait n’allait pas assez vite pour être « rassurant ». Concernant la force Est-Africaine, le président a dit qu’elle n’avait pas vocation à rester et que son mandat devrait être renouvelé pour trois mois seulement.

Le temps, selon lui, que le M23 rejoigne son lieu de cantonnement vers Kitshanga, à la limite des territoires de Masisi et de Rutshuru. Ils seront alors sous la surveillance du contingent angolais, qui n’appartient pas à cette force de l’EAC. Les rebelles seront ensuite déplacés dans le Maniema à coté de Kindu où commencera le désarmement et leur réinsertion.

Le président Tshisekedi a été formel : « Il n’y aura pas de négociation politique avec le M23 », balayant la présence de la rébellion aux prochaines discussions de Nairobi entre le gouvernement et les groupes armés, prévues en mai. « Si ces gens sont Congolais, ils vont devoir accepter de regagner la vie civile », a-t-il conclu.

Alain Berset doit se rendre à Goma et à Bukavu à l’Est du pays pour s’enquérir de la situation des 900 000 déplacés à cause des violences entre l’armée et le M23. Il doit procéder également également à une visite humanitaire des déplacés de guerre internes de Bushagara et Kanyarucinya, camps situés dans la périphérie de la ville de Goma au pied de Nyiragongo.

La Rédaction

 

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