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Soudan : Accord pour une trêve de sept jours

Les dirigeants de l’armée et des forces paramilitaires en guerre au Soudan ont convenu d’une trêve de sept jours, du 4 au 11 mai, a annoncé mardi 2 mai le ministère sud-soudanais des Affaires étrangères.

Annonce sud-soudanaise

Pauline Adhong Malok, la porte-parole du ministère sud-soudanais des Affaires étrangères, a fait ce mardi 02 mai 2023 une déclaration selon laquelle le chef de l’État de ce pays s’est entretenu par téléphone ce jour avec les deux généraux qui s’affrontent au Soudanet ils ont donné leur accord pour une trêve qui commencera le 4 mai et prendra fin le 11 mai :

« Dans une conversation téléphonique avec les dirigeants soudanais le 2 mai 2023, son excellence le président Salva Kiir a souligné l’importance d’un cessez-le-feu plus long et de la nomination de représentants pour des pourparlers de paix qui se tiendront dans un lieu choisi de façon consensuelle, a annoncé la porte-parole du ministère sud-soudanais des Affaires étrangères. Les deux camps ont donné leur accord de principe pour une trêve de sept jours du 4 au 11 mai. Ils ont aussi accepté de nommer des représentants pour les pourparlers. »

Les belligérants ont aussi accepté de « nommer leurs représentants pour des pourparlers de paix qui se tiendront dans le lieu de leur choix ».

Initiative bien vue dans des milieux diplomatiques

Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, a salué cette annonce. « D’abord, bien sûr, nous devrons voir si c’est accepté par toutes les parties », a-t-il dit néanmoins lors d’un point presse. Or, aucun belligérant n’a commenté dans l’immédiat la déclaration sud-soudanaise. En attendant, plusieurs témoins ont fait état de « bombardements aériens » à Khartoum.

Agissant sur initiative de l’organisation régionale est-africaine Igad, le président sud-soudanais Salva Kiir a plaidé pour qu’ils profitent de cette trêve « pour nommer des représentants et proposer une date pour le début des négociations » en vue d’obtenir un cessez-le-feu permanent. Quelques jours auparavant, c’est l’émissaire de l’ONU au Soudan, Volker Perthes, qui avait indiqué que les deux belligérants s’étaient dits « prêts à entamer des discussions techniques » qui « pourraient se tenir en Arabie saoudite ». Mais un retour aux négociations politiques ne sera envisageable qu’après une véritable trêve, a-t-il martelé.

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