En Ethiopie les premiers pourparlers entre le gouvernement fédéral et la rébellion de l’Armée de libération oromo se sont soldés mercredi sur des désaccords mais la volonté de continuer le dialogue est bien palpable des deux côtés.
En décembre, dans la foulée de la signature de la paix dans le Tigré, les parlementaires originaires de l’État-régional de l’Oromia avaient pressé Abiy d’ouvrir les pourparlers. De nombreux spécialistes considèrent que l’Éthiopie ne peut, en effet, aller de l’avant sans la paix dans sa région la plus peuplée, celle qui enserre la capitale, Addis-Abeba. Abiy Ahmed en est lui-même originaire.
À son arrivée au palais d’Arat Kilo, il y a cinq ans, une partie des rebelles oromo avait accepté sa main tendue, mais pas l’OLA. Depuis, les rangs de cette dernière avaient grossi. Il y a régulièrement des escarmouches, des attaques, de nombreux civils tués et les deux camps qui s’accusent mutuellement.
Dimanche 23 avril, selon le journal éthiopien Addis Standard, l’OLA avait confirmé les négociations.
Odaa Tarbii, porte-parole de l’OLA, avait déclaré que les pourparlers avec l’Oromia avaient commencé mardi matin et qu’ils devraient durer jusqu’à jeudi.
« Je tiens à préciser qu’il s’agit de discussions préliminaires destinées à ouvrir la voie à des négociations globales dans un avenir très proche », avait déclaré M. Odaa. Pour l’instant, l’accent est mis sur l’instauration d’un climat de confiance et la clarification des positions.
Selon M. Odaa, les pourparlers devaient se dérouler sous la médiation de la Norvège et du Kenya. Il avait ajouté que l’Union européenne, les États-Unis et un bloc régional connu sous le nom d’IGAD devraient « faire partie du processus à venir » si les négociations aboutissaient.