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Les pays de la SADC vont déployer des troupes à l’est de la RDC

Un sommet de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) « a approuvé le déploiement de forces » afin de « soutenir la RDC pour restaurer la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC », a déclaré l’organisation dans un communiqué lu à l’issue d’une journée de discussions. Kinshasa souhaitait en effet une force plus offensive pour remplacer la force des pays de l’EAC.

« Le sommet a noté avec une grande inquiétude l’instabilité et la détérioration de la situation dans l’Est de la RDC et réitéré sa ferme condamnation de la recrudescence des conflits et activités des groupes armés, y compris des rebelles du M23 », déclare ce communiqué.

Le sommet à Windhoek a également souhaité « une approche coordonnée » au vu des déploiements existants « dans le cadre d’accords multilatéraux et bilatéraux » dans la région troublée de l’Est de la RDC. Il demande au gouvernement de la RDC de « mettre en place les conditions et mesures nécessaires pour assurer une coordination efficace ».  

Remplacer la force de la communauté est-africaine

Kinshasa voulait justement avancer sur l’idée d’un soutien militaire de la SADC dans la crise sécuritaire dans la région, concernant notamment les rebelles du M23. Si l’Angola avait déjà proposé d’envoyer des militaires dans la zone, officiellement pour encadrer le cantonnement des rebelles, Kinshasa voulait plus d’engagement de la part de ses voisins. « Il faut remplacer les troupes de la force est-africaine, confiait un proche de la présidence, mais avec un mandat plus offensif cette fois-ci, on a plus besoin de force d’interposition. »

L’enjeu était de convaincre l’Afrique du Sud. Le président congolais s’est d’ailleurs entretenu en aparté avec son homologue Cyril Ramaphosa samedi 6 mai en marge d’un sommet à Bujumbura consacré lui aussi à la crise dans l’est du pays.

Pour un spécialiste de la région, il s’agit de relancer la brigade d’intervention qui avait combattu contre le M23 en 2013 : « Ils ont fait leur preuve, ils ont une expertise, c’est une assurance pour nous », confirme-t-on du côté de Kinshasa.

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