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Cameroun : l’opposant John Fru Ndi est mort

Au Cameroun, le président du Social Democratic Front (SDF) John Fru Ndi, est mort dans la nuit de lundi 12 juin à mardi 13 à Yaoundé, la capitale du pays, « des suites d’une longue maladie », a annoncé Joshua Osih, le premier vice-président du parti dans un communiqué.

« L’histoire du retour à la politique multipartite au Cameroun ne saurait s’écrire sans son nom en lettres d’or. Sa vie est une leçon sur le fait que le leadership consiste à servir et non à être servi », a tweeté l’avocat et homme politique Akere Muna, ancien candidat à l’élection présidentielle qui a connu le « Chairman » pendant plus de cinq décennies.

La carrière politique de John Fru Ndi, ancien libraire né en 1941 à Bamenda, dans le Nord-Ouest anglophone, est étroitement liée au retour du multipartisme au Cameroun, alors dominé par un parti unique, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir).

Pour les militants et sympathisants du SDF, la nouvelle de la disparition de Ni John Fru Ndi a été accueilli avec émoi et consternation. Moïse Raymond Nguidjol Ngann, membre du directoire du SDF, réagit au micro de RFI : « Il y a une forte émotion de tristesse et je n’y échappe pas parce que c’est comme une onde de choc qui a traversé mon esprit et mon cœur déjà comme l’ensemble des militants depuis hier. »

Au moment d’évoquer les souvenirs et les moments de partage avec ce leader politique, figure de l’opposition de ces trente dernières années, Moïse Raymond met surtout en avant les qualités humaines, souvent méconnues de Ni John Fru Ndi : « Je retiens de Ni John Fru Ndi un responsable de son rang qui était toujours proche des populations, qui partageait son quotidien avec le plus ordinaire des Camerounais, qui mangeait à sa table avec le citoyen lambda, qui allait partout où il sentait que les libertés étaient menacées, qui était toujours en train de dénoncer ce qui ne contribuait pas à l’amélioration du bien être de l’être humain. »

Et s’il fallait exprimer un regret, au SDF, l’on pointe avec une certaine amertume le fait que Ni John Fru Ndi n’ait pas pu voir de son vivant le changement auquel il a dédié toute sa vie politique.

La Rédaction

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