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Ultime ballet diplomatique au Niger pour tenter de trouver une issue pacifique à la crise

Une délégation de la CEDEAO devrait arriver au Niger dans un ultime effort diplomatique pour parvenir à une solution pacifique avec les soldats mutins qui ont renversé le président du pays le mois dernier.

Les représentants de la CEDEAO pourraient arriver dans la capitale, Niamey, dès ce samedi et se joindraient aux efforts du représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Leonardo Santos Simao, arrivé vendredi, pour tenter de faciliter une résolution de la crise actuelle.

Vendredi, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que Leonardo Santos Simao rencontrerait la junte et d’autres parties pour tenter de faciliter une résolution rapide et pacifique de la crise au Niger.

« Ce que nous voulons voir, c’est un retour à l’ordre constitutionnel. Nous voulons voir la libération du président et de sa famille et la restauration de son autorité légitime », a-t-il déclaré.

A l’issue de l’audience avec le premier ministre nommé par le général Tiani, Leonardo Santos Simao a indiqué qu’il y avait toujours un espoir de trouver une issue pacifique à la crise :  »Nous sommes là parce que nous sommes convaincus que c’est possible avec le dialogue, avec beaucoup d’application on peut trouver la solution parce qu’il n’y a pas un problème sans solution. Il faut être persistant, il faut travailler et faire croire aussi à la bonne foi des uns et des autres, et trouver un chemin pratique pour le retour à la normalité du pays » a-t-il soutenu.

La CEDEAO a ordonné le déploiement d’une «force en attente» le 10 août pour rétablir l’ordre constitutionnel dans le pays.

Les soldats qui ont renversé le président nigérien démocratiquement élu Mohamed Bazoum en juillet se sont rapidement retranchés au pouvoir, ont repoussé la plupart des efforts de dialogue et ont maintenu Bazoum, sa femme et son fils en résidence surveillée dans la capitale.

Vendredi, le commissaire à la paix et à la sécurité de la CEDEAO, Abdel-Fatau Musah, a déclaré que 11 de ses 15 États membres avaient accepté d’engager des troupes dans un déploiement militaire, affirmant qu’ils étaient « prêts à partir » n’importe quand une fois que l’ordre serait donné.

Les 11 pays n’incluent pas le Niger lui-même et les trois autres pays de l’organisation sous régime militaire à la suite de coups d’État : la Guinée, le Mali et le Burkina Faso. Ces deux derniers ont prévenu qu’ils considéreraient toute intervention au Niger comme un acte de guerre. Vendredi, la télévision publique nigérienne a déclaré que le Mali et le Burkina Faso avaient envoyé des avions de guerre en signe de solidarité avec le pays.

La Rédaction

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