Le Cadre de la célébration des 30 jours de l’avènement du conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), l’Organisation de masse pour le patriotisme, l’ancrage de la citoyenneté et pour le travail (COMPACT-NIGER) a organisé un grand meeting sous le thème ‘’Un million de personnes avec le Drapeau du Niger’’, au stade général Seyni Kountché de Niamey.
L’objectif de ce meeting est de célébrer les trente jours au pouvoir du CNSP. Les membres du CNSP ont aussi pris part à ce meeting.
A cette occasion, le Colonel Major Abdourahamane Amadou ministre de la jeunesse, des sports, des arts a pris la parole pour remercier les organisateurs et les participants, au nom du général Abdourahamane Tiani.
»Nous sommes là, il nous a demandé de vous adresser ses sincères salutations et il vous exhorte à rester mobilisés, la bataille ne fait que commencer. La victoire au peuple, c’est le peuple nigérien qui va décider de ce qui va venir de ce pays-là » a déclaré le Col. Major Abdourahamane Amadou pour qui »tous unis, nous vaincrons.’’
Ce nouveau rassemblement en soutien au CNSP se déroule au lendemain de sa décision d’expulser l’ambassadeur de France au Niger, Sylvain Itté, pour n’avoir pas répondu à une « invitation » du ministère des affaires étrangères nigérien mais aussi pour « d’autres agissements du gouvernement français contraires aux intérêts du Niger ». Il a été donné à M. Itté quarante-huit heures pour quitter ce pays.
Le CNSP qui est désormais au pouvoir, avec à sa tête le général Abdourahamane Tiani, a depuis pris la France, l’ancienne puissance coloniale, pour cible privilégiée. « Le combat ne s’arrêtera que le jour où il n’y aura plus aucun militaire français au Niger », a déclaré à la foule un membre du CNSP, le colonel Ibro Amadou. « C’est vous qui allez les chasser », a-t-il dit, ajoutant cependant : « Pour les chasser ne partez pas à leur ambassade (…) après que chacun rentre chez lui, ils vont finir par partir. »
Paris a répliqué en affirmant que « les putschistes n’ont pas autorité pour faire cette demande, l’agrément de l’ambassadeur émanant des seules autorités légitimes nigériennes élues », celles du président Mohamed Bazoum.
La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a décidé après le coup d’Etat d’imposer de lourdes sanctions économiques et financières au Niger, suspendu de cette organisation, et a également menacé d’y intervenir militairement afin de rétablir Mohamed Bazoum dans ses fonctions.