La Norvège a annoncé jeudi qu’elle fermerait son ambassade au Mali, affirmant que le retrait de la force de maintien de la paix de l’ONU de ce pays « aura des conséquences sur la sécurité des missions diplomatiques norvégiennes et des autres missions diplomatiques et organisations internationales ».
En juin, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a exigé que les soldats de maintien de la paix de l’ONU, aux prises avec une insurrection islamique depuis plus d’une décennie, partent immédiatement, affirmant qu’ils avaient échoué dans leur mission.
À la fin du mois, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution mettant fin au mandat de la force de l’ONU, la MINUSMA, et demandant que son retrait soit achevé d’ici la fin de l’année.
La ministre norvégienne des Affaires étrangères, Anniken Huitfeldt, a déclaré que l’ambassade à Bamako, la capitale du Mali, fermerait ses portes d’ici la fin de l’année et que la Norvège devra « trouver d’autres moyens de faire avancer nos intérêts au Mali ». La mission diplomatique représente également la Norvège au Burkina Faso, en Mauritanie, au Niger et au Tchad.
L’année dernière, le colonel Assimi Goita, président de transition du Mali, a ordonné aux troupes françaises et à la force de l’Union européenne de quitter le pays.
Les soldats de la paix de l’ONU représentaient un contingent de plus de 15 000 personnes dans ce qui est devenu l’une des missions de l’ONU les plus dangereuses au monde. Au moins 170 soldats de la paix ont été tués dans le pays depuis 2013, selon les Nations Unies.
Le Mali lutte pour contenir une insurrection extrémiste islamique depuis 2012. Les rebelles extrémistes ont été chassés des villes du nord du Mali l’année suivante avec l’aide d’une opération militaire menée par la France, mais ils se sont regroupés dans le désert et ont commencé à lancer des attaques contre l’armée malienne et ses alliés.
L’insécurité croissante au Mali a accru l’instabilité dans la région du Sahel en Afrique de l’Ouest. Le Mali a connu deux coups d’État depuis 2020 au cours desquels l’armée a promis de mettre fin aux violences djihadistes.