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Au Burkina Faso, 53 soldats tués lors des affrontements entre l’armée et les djihadistes

Plus de 50 membres des forces de sécurité ont été tués et des dizaines d’autres blessés lors d’intenses combats avec les jihadistes dans le nord du Burkina Faso, a annoncé mardi l’armée.

Dix-sept militaires et trois douzaines de combattants volontaires, qui assistent l’armée, ont été tués lundi dans la commune de Koumbri, province du Yatenga, a indiqué l’armée dans un communiqué. Plusieurs dizaines de militants islamistes ont également été tués, dans le cadre d’une opération visant à repousser les jihadistes de Koumbri afin que les personnes déplacées puissent rentrer, a indiqué l’armée.

« Cet acte d’une extrême lâcheté ne restera pas impuni. Tous les efforts sont déployés pour neutraliser les éléments terroristes restants en fuite », indique le communiqué.

Ce pays d’Afrique de l’Ouest a été ravagé par la multiplication des attaques jihadistes liées à Al-Qaïda et au groupe État islamique, qui ont tué des milliers de personnes, déplacé plus de 2 millions de personnes et poussé des dizaines de milliers de personnes au bord de la famine. Les djihadistes ont également bloqué plus de deux douzaines de villes, empêchant près d’un million de personnes d’accéder facilement à la nourriture et aux biens et de se déplacer librement.

Les forces de sécurité ont été accusées par des groupes de défense des droits et des analystes d’avoir tué des civils soupçonnés d’être associés aux djihadistes.

Le nombre de civils tués par les militaires ou les volontaires depuis le premier coup d’État a plus que triplé pour atteindre 762 par rapport à l’année et demie précédente, a indiqué le Centre africain d’études stratégiques.

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