A LA UNE Diplomatie ERYTHREE SOUDAN

Le président érythréen demande une coordination des initiatives visant à résoudre le conflit soudanais

Le président du Conseil de souveraineté soudanais, Abdel Fattah Al-Burhan, est arrivé lundi dans la capitale érythréenne, Asmara, en visite officielle pour discuter des relations bilatérales.

Al-Burhan a été reçu par le président érythréen Isaias Afwerki à l’aéroport international d’Asmara.

Le général Abdel Fattah Burhan recherche le soutien international depuis que les tensions avec les forces paramilitaires de soutien rapide, commandées par le général Mohamed Hamdan Daglo, ont dégénéré en combats ouverts qui ont réduit la capitale soudanaise, Khartoum, et ses villes voisines d’Omdurman et de Bahri, à champs de bataille urbains.

Dans un communiqué, le Conseil de souveraineté a assuré que son président et le chef d’Etat érythréen tiendront une séance de « discussions conjointes portant sur les relations bilatérales entre les deux pays et les questions d’intérêt commun, ainsi que sur l’évolution de la situation au Soudan ».

Selon le ministère érythréen de l’information, « le président Isaias Afwerki a réitéré le point de vue de l’Érythrée sur la transition vers la sécurité, qu’elle avait présenté avant le déclenchement du conflit, et a évoqué les pièges et les complications qui découlent de la prolifération des initiatives. Le président Isaias a également souligné la nécessité d’une coordination et d’une harmonisation efficaces des efforts ».

La visite d’Al-Burhan en Erythrée est la quatrième du genre, après celles au Caire, à Juba et à Doha, depuis le déclenchement de la guerre au Soudan, mi-avril.

Depuis la mi-avril, l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide se sont engagées dans des affrontements armés qu’une série de trêves n’a pas pu arrêter, faisant plus de 3 000 morts, pour la plupart des civils, et plus de 4 millions de déplacés et de réfugiés à l’intérieur et à l’extérieur du pays, selon les Nations unies.

Depuis des années, les relations entre l’Érythrée et le Soudan sont tendues. Le Soudan accueille quelque 126 000 réfugiés érythréens, dont beaucoup ont fui les persécutions politiques, selon l’agence des Nations Unies pour les réfugiés. Les groupes tribaux influents de l’est du Soudan qui militent depuis longtemps pour un État séparé – y compris les Beja – ont été soutenus par le gouvernement d’Isaias Afwerki.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

X