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En Ethiopie, une taxe foncière pour compenser le coût de reconstruction post-conflit

Les petites propriétés résidentielles et certains bureaux gouvernementaux de la ville seront exonérés du nouvel impôt foncier, selon un projet de loi dévoilé par le ministère des Finances.

Le projet de loi en préparation depuis l’année dernière par le ministère des Finances, d’un impôt foncier introduit plusieurs exonérations pour des types spécifiques de propriétés. Même si la majorité des maisons d’habitation et des entreprises seront tenues de se conformer à la taxe, il existe des exceptions décrites dans le projet.

Cette taxe controversée, destinée à générer des revenus pour les propriétaires fonciers, introduit plusieurs exceptions pour les établissements religieux, les fermes urbaines, les cimetières et les résidences d’une taille inférieure à une certaine taille.

Les maisons construites sur 15 mètres carrés de terrain ou moins et situées dans des zones où les prix sont élevés, ainsi que celles construites sur 30 mètres carrés de terrain ou moins dans des quartiers moins chers, ne seront pas confrontées à la charge fiscale.

Le ministère évalue plusieurs facteurs pour déterminer quelles organisations peuvent être admissibles à une exonération de l’impôt foncier. Un élément clé concerne les types de services fournis par les organismes gouvernementaux fédéraux et les groupes internationaux.

Les autorités régionales examineront de plus près si les contributions d’une organisation à la communauté dépassent les recettes fiscales qui pourraient être générées. Sur la base de cette évaluation, des dérogations peuvent être accordées pour certaines propriétés, selon le projet de lignes directrices.

Confronté à un déficit budgétaire important dû aux besoins de reconstruction post-conflit, le gouvernement a non seulement ajusté les taux d’imposition existants, mais en a également introduit de nouveaux.

Lors d’une réunion parlementaire conjointe plus tôt cette année, il a été décidé que les gouvernements régionaux et municipaux assumeraient la responsabilité de collecter les impôts fonciers. L’objectif sous-jacent, comme indiqué dans le document, est de donner aux villes les moyens de financer leurs propres dépenses, de réduire leurs déficits et de fournir de manière fiable les services essentiels aux résidents.

Uniquement dans le but de déterminer les taux de perception de l’impôt foncier, le projet de loi classe les villes en deux types : les villes à charte et les administrations municipales. Une ville peut prétendre à ce statut si elle est dotée d’une administration et compte une population de 2 000 habitants ou plus, dont au moins la moitié ne dépend pas principalement de l’agriculture.

Les autorités régionales et les administrations municipales joueront un rôle clé dans la détermination des taux d’impôt foncier après avoir pris en compte la fonction et les attributs uniques de chaque propriété. Les tarifs seront révisés chaque année en fonction des évaluations foncières de routine afin de garantir des évaluations justes et à jour de la valeur imposable.

Des juristes ont exprimé des réserves quant à l’approche consistant à exempter les maisons uniquement en fonction de leur taille, comme celles de 15 et 30 mètres carrés. Ils suggèrent plutôt de considérer la situation économique des propriétaires. « L’exonération concerne réellement les personnes qui y vivent, pas la maison elle-même »

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