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En RDC, l’opposant Moïse Katumbi officiellement candidat à l’élection présidentielle

L’opposant congolais Moise Katumbi a déposé sa candidature à l’élection présidentielle de décembre au cours de laquelle le président Félix Tshisekedi cherchera à être réélu pour un second mandat, a annoncé mercredi son parti.

Katumbi, homme d’affaires millionnaire et ancien gouverneur de la région du Katanga, riche en cuivre, sera également en compétition contre Martin Fayulu – arrivé deuxième lors des dernières élections – et le gynécologue lauréat du prix Nobel de la paix Denis Mukwege, entre autres.

Ensemble pour la République, son parti, souligne que cette candidature répond aux appels et aux sollicitations du peuple congolais. Moïse Katumbi a récemment consulté la population afin de comprendre ses préoccupations et aspirations profondes, explique le parti.

Selon son entourage, la candidature de Moïse Katumbi vise à restaurer l’intégrité territoriale du pays, à redonner dignité et fierté à un peuple longtemps négligé, et à rétablir la paix et la grandeur dans un pays pillé et mal gouverné.

« Notre pays n’est condamné ni à la guerre, ni à l’insécurité, ni à la mauvaise gouvernance, ni aux violations répétées de l’Etat de droit et des libertés », a déclaré Katumbi dans le communiqué.

Son parti Ensemble pour la République dévoilera dans les prochaines semaines un programme qui, selon lui, visera à rétablir la sécurité, à créer des emplois et à améliorer les services sociaux.

Katumbi, 58 ans, a quitté la République démocratique du Congo en 2016 après avoir été accusé par le gouvernement d’avoir embauché des mercenaires dans le cadre d’un complot contre le président d’alors, Joseph Kabila.

Il a également été condamné à trois ans de prison par contumace cette année-là pour fraude immobilière – des accusations qui, selon lui, étaient politiquement motivées.

Katumbi n’a pas été autorisé à retourner dans le pays pour participer aux dernières élections de 2018, dont les résultats ont été largement contestés.

Il est rentré chez lui en 2019 après que sa condamnation pour fraude a été annulée et que les procureurs ont abandonné leurs enquêtes sur les accusations de mercenaire.

La grâce de Katumbi faisait partie de la démarche de Tshisekedi visant à marquer une nouvelle ère d’ouverture politique. D’autres hommes politiques inculpés et des centaines de prisonniers ont également été innocentés.

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