De nouveaux combats ont éclaté vendredi soir entre l’armée malienne et des groupes rebelles armés au sud de Kidal, les deux camps affirmant contrôler la ville d’Anefis à la tombée de la nuit.
Les mouvements armés, qui luttent depuis longtemps pour un État indépendant appelé Azawad, ont déclaré dans un communiqué avoir abattu un avion non précisé ainsi que six autres drones qui appartenaient, selon eux, à l’entreprise militaire privée russe Wagner.
L’armée malienne a toutefois déclaré avoir percé les défenses des rebelles et avoir fait « un bilan très élevé de morts du côté terroriste » près d’Anéfis, à environ 100 kilomètres au sud de la ville de Kidal.
Ces violences sont les dernières d’une série d’attaques croissantes perpétrées par les rebelles, connues sous le nom de Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD).
Selon les analystes, cela marque la rupture de l’accord de paix signé en 2015 entre le gouvernement et les rebelles Touaregs qui avaient autrefois chassé les forces de sécurité du nord du Mali alors qu’elles cherchaient à y créer l’État de l’Azawad.
L’accord de paix de 2015 prévoyait entre autres que les ex-rebelles soient intégrés dans l’armée nationale. Mais on craint désormais que les ex-rebelles qui avaient rejoint l’armée dans le cadre de l’accord de 2015 « aient rejoint les rangs des terroristes », selon une lettre signée par le chef d’état-major malien Gal. Oumar Diarra qui a fuité sur les réseaux sociaux.