Plus de 9 000 personnes ont été tuées depuis le début des combats à la mi-avril entre l’armée soudanaise (SAF) et les Forces de soutien rapide (FSR), a annoncé vendredi le Armed Conflict Location & Event Data Project (ACLED).
Ce dernier chiffre a également été corroboré par le « comité de résistance » local, l’un des groupes de volontaires qui organisaient des manifestations en faveur de la démocratie au Soudan.
ACLED est une organisation non gouvernementale spécialisée principalement dans la collecte de données désagrégées sur les conflits, l’analyse ainsi que la cartographie des crises.
L’agence humanitaire des Nations Unies (OCHA) a déclaré qu’environ 5,5 millions de personnes ont fui leurs foyers et cherché refuge au Soudan ou dans les pays voisins depuis le 15 avril.
Dans l’État d’Al Jazirah, indique OCHA dans son dernier bulletin, 245 écoles primaires, cinq écoles secondaires et 25 établissements d’enseignement sont actuellement habités par des personnes déplacées, ce qui affecte la fréquentation lors de l’ouverture des écoles.
Des épidémies de rougeole, de paludisme, de dengue et de choléra ont été signalées dans tout le pays.
Le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies au Soudan, Clemente Nkweta-Salami a condamné le meurtre de civils déplacés pris entre deux feux lors des combats dans ou à proximité des zones résidentielles, admettant qu’aucune aide n’a été distribuée aux millions de Soudanais qui ont fui vers le nord et le centre du pays.
Le Soudan compte désormais le plus grand nombre de personnes déplacées internes au monde.
Plus d’un million de personnes ont fui le pays, tandis que 4,3 millions d’autres ont été déplacées à l’intérieur du Soudan, principalement dans le nord et à l’est du pays.
En outre, 24,7 millions de personnes, soit la moitié de la population soudanaise, ont désormais besoin d’une aide humanitaire et d’une protection alors que le conflit, les déplacements et les épidémies menacent de consumer le pays tout entier, a déclaré l’ONU.