Les libériens se rendent ce mardi aux urnes pour des élections générales. Le vote a commencé dans tout le pays sous l’œil attentif des observateurs régionaux et internationaux comme ceux de l’UE, de la CEDEAO…
Toutes les étapes qui doivent être observées par le personnel du NEC, la commission électorale, sont prises en considération, les observateurs des partis politiques sont également représentés.
« Je suis ici pour voter et pour garantir que le Libéria s’améliore en termes de développement, de paix, de sécurité, d’agriculture, d’éducation et dans tous les autres secteurs de la société libérienne », a déclaré l’un des électeurs.
Les électeurs doivent départager vingt candidats, dont trois font figure de favoris : le président sortant George Weah, l’ancien vice-président Joseph Boakai qui cherche sa revanche après sa défaite en 2017 contre le même Weah, et enfin l’homme d’affaires Alexander Cummings.
Lors des élections de ce mardi, outre le président de la République, les électeurs éliront également des représentants et des sénateurs à l’Assemblée législative.
Fermeture des frontières la veille du vote
« Dans le but d’assurer l’intégrité et l’équité élections, le Service d’immigration du Libéria (LIS), en collaboration avec la Sécurité conjointe, a pris la décision de fermer temporairement les frontières du pays » a annoncé lundi Danny B. Sartee, directeur des opérations de LIS.

Cette mesure de précaution, selon Danny B. Sartee, vise à empêcher tout afflux potentiel d’étrangers susceptibles de chercher à manipuler ou à interférer avec le processus de vote. Cette décision souligne l’engagement du gouvernement à respecter les principes démocratiques et à protéger les droits de ses citoyens.
Les frontières sont officiellement fermées à partir de 18 heures. Du lundi 9 octobre au mercredi 11 octobre à midi, a indiqué le Comité mixte de sécurité.
« Nous voulons que le public sache que les frontières sont sécurisées. Nous avons des hommes aux frontières qui patrouillent conjointement avec nos homologues des pays voisins », a déclaré Sartee lors d’un dialogue sur la sécurité électorale organisé par le Centre pour la gouvernance démocratique (CDG) à Monrovia le lundi 9 octobre.
Il a déclaré que le LIS collabore avec ses homologues sierra-léonais, guinéen et ivoirien pour garantir la sécurité des frontières du pays le jour du scrutin. « Nous collaborons avec nos homologues pour garantir la sécurité des frontières alors que nous organisons les élections », a déclaré le directeur du LIS, responsable de la gestion des frontières.
La décision de fermer les frontières à la veille des élections n’est pas prise à la légère, a noté Sartee, car elle est prise pour empêcher une quelconque influence du processus électoral. Lors des élections sénatoriales de 2020, des actes de violence ont eu lieu dans le comté frontalier de Grand Cape Mount, qui auraient été déclenchés par des informations faisant état de personnes venant de la Sierra Leone voisine pour participer aux élections.
« Nous avons discuté avec les chefs, les anciens et les jeunes leaders des villes et villages voisins pour ne pas permettre à leurs habitants de s’immiscer dans notre processus électoral », a déclaré le patron du LIS au forum CDG.
Il a ajouté que les patrouilles de sécurité conjointes sensibilisent également les populations le long des frontières au statut des frontières : quand elles seront fermées et quand elles seront ouvertes, en particulier avant, pendant et après les élections.