Le Soudan et l’Iran ont annoncé lundi dans une déclaration commune la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays après une interruption de sept ans.
Khartoum a rompu ses liens avec Téhéran en 2016 après que des manifestants iraniens ont pris d’assaut l’ambassade d’Arabie saoudite en Iran. Le royaume, riche en pétrole, avait exécuté un éminent religieux chiite avec 46 autres personnes quelques jours plus tôt, déclenchant des manifestations et rompant les relations saoudo-iraniennes.
À l’époque, le Soudan était un proche allié de l’Arabie saoudite et avait déployé des troupes pour combattre au sein de la coalition saoudienne contre les rebelles Houthis soutenus par l’Iran au Yémen voisin.
« Les deux pays ont convenu de prendre les mesures nécessaires pour ouvrir prochainement des ambassades dans les deux pays », a déclaré le ministère soudanais des Affaires étrangères dans un communiqué en ligne.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, et son homologue soudanais, Ali al-Sadiq, se sont rencontrés à Bakou, la capitale azerbaïdjanaise, en juillet, la première réunion de haut niveau connue entre les deux pays depuis 2016.
« Les deux parties ont convenues de renforcer la coopération dans différents domaines qui peuvent répondre aux intérêts des deux nations et assurer la sécurité et la stabilité dans la région », ont indiqué les médias officiels iraniens dans un communiqué parallèle.
Ce rapprochement intervient sept mois après que les ennemis régionaux, l’Arabie saoudite et l’Iran, ont convenu de rétablir leurs relations diplomatiques et de rouvrir leurs ambassades dans le cadre d’un accord négocié sous la médiation de la Chine.