Le président russe Vladimir Poutine a discuté mardi du commerce et de la sécurité avec le dirigeant malien lors de leur troisième conversation téléphonique en moins de deux mois, a indiqué le Kremlin.
La fréquence des contacts de Poutine avec le président de transition du Mali, Assimi Goita, souligne le vif intérêt de Moscou à renforcer son influence dans la région du Sahel, en Afrique de l’Ouest, sujette aux coups d’État, où elle cultive de solides liens de sécurité aux dépens de la France et des États-Unis.
« À l’initiative de la partie malienne, une conversation téléphonique a eu lieu entre le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine et le président par intérim de la République du Mali Assimi Goita », a indiqué le Kremlin dans un communiqué. « La partie malienne a exprimé sa gratitude pour l’aide multiforme fournie par la Russie ».
Les deux chefs d’État ont également discuté de la situation dans la région saharo-sahélienne et de la mise en œuvre des accords conclus lors des négociations du dernier sommet Russie-Afrique.
« La volonté mutuelle a été réaffirmée de continuer à renforcer les liens commerciaux et économiques ainsi que la coopération sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme », indique le communiqué.
Goita a lui-même fait mention de cet entretien dans un message sur le réseau X et a indiqué : « Au cours d’un entretien téléphonique, j’ai évoqué, avec le président Poutine, notre coopération dans les domaines économiques, sécuritaires et de lutte contre le terrorisme. J’ai exprimé ma reconnaissance pour tout le soutien que la Russie apporte au Mali ».
Assimi Goita, commandant des forces spéciales, était l’un des nombreux colonels qui ont mené un coup d’État militaire en 2020. Il a ensuite accédé à la présidence par intérim l’année suivante.
Le Mali est l’un des six pays africains auxquels Poutine a promis de fournir gratuitement des céréales lors d’un sommet en Russie en juillet. Après y avoir rencontré Goita, il lui a également parlé les 15 août et 10 septembre, a indiqué le Kremlin.