Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a lancé dimanche sa campagne pour sa réélection dans un stade bondé de la capitale Kinshasa, appelant les électeurs à lui donner un autre mandat pour consolider ses acquis.
S’exprimant au Stade des Martyrs de Kinshasa, d’une capacité de 80 000 places, rempli de partisans de sa coalition arborant les couleurs de son parti et portant des effigies de ses dirigeants, Tshisekedi a déclaré à la foule enthousiaste qu’il avait assuré une éducation de base gratuite et qu’il prévoyait introduire bientôt des soins de santé universels.
« En seulement deux ans, nous avons été capables de réaliser toutes ces actions que vous avez vues, mais nous pouvons faire mieux. Votez pour moi pour consolider les acquis que nous avons déjà », a déclaré Tshisekedi, ajoutant que ses deux premières années au pouvoir ont été limité par un accord de partage du pouvoir avec l’ancien président Joseph Kabila.
« Les autres viendront et repartiront de zéro, il vaut mieux consolider ce qu’on a commencé« , a-t-il dit.
« Je vous dis que d’autres candidats viendront pour vous faire des promesses pour construire ceci ou cela, mais, cela ne sera pas vrai puisque parmi eux, certains ont dirigé dans ce pays. Ils ont eu le pouvoir et n’ont même pas construit une seule route. Ils n’ont pas construit un seul hôpital, ils n’ont même pas construit une école. Mais, ils viendront vous dire qu’ils feront de vous des riches, qu’ils vont mettre fin à votre famine, qu’ils feront ceci et cela. N’écoutez pas ces mensonges-là, car ils n’ont pour seul but que de prendre ce pays et le vendre aux impérialistes », a lancé Félix-Antoine Tshisekedi.
« Vous devez faire très attention ! Vous allez les reconnaître, ils seront incapables de dénoncer notre agresseur, le Rwanda, qui tue notre population dans l’Est du pays », a averti Félix Tshisekedi.
Il a également critiqué le chef de l’État rwandais, Paul Kagame, pour son soutien total au M23, responsable de la désolation et de la terreur dans l’Est de la RDC.
« Moi et Kagame, on ne s’entend plus, car il n’est ni sérieux ni sincère sur ce que nous avons convenu pour mettre fin aux massacres et à l’insécurité dans l’Est du pays. Moi et lui, nous ne nous entendrons plus jusqu’à ce que Dieu nous ôte la vie », a-t-il déclaré.
Tshisekedi affrontera 25 autres candidats dans la course à la présidentielle, dont son ancien rival Martin Fayulu, un ancien cadre d’Exxon Mobil de 66 ans arrivé deuxième aux élections de 2018.
Parmi les autres challengers figurent le gynécologue Denis Mukwege, lauréat du prix Nobel de la paix, qui se présente pour la première fois, Moise Katumbi, homme d’affaires millionnaire et ancien gouverneur de la région riche en cuivre du Katanga, et l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo.