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Le général Tiani compte sur l’Alliance des États du Sahel pour sécuriser et stabiliser la région

Le chef de la transition nigérienne veut consolider l’Alliance des États du Sahel (Niger, Burkina Faso et le Mali) face à l’hostilité non dissimulée des autres pays de la sous-région, exception faite de la Guinée. Il a effectué ainsi de courtes visites jeudi à ses voisins pour s’entretenir avec ses homologues putschistes comme lui.

Au Burkina Faso, après une tête à tête avec son hôte le capitaine Traoré, le général Tiani a exprimé les remerciements et gratitude de son gouvernement et de sa nation envers le Burkina Faso, pour ses « soutiens multiples et multiformes », qui ont permis au Niger de « résister » face aux menaces de la Cédéao. « Et d’éviter que le pays soit un champ de bataille ».

Abdourahamane Tiani a salué la naissance de l’Alliance des États du Sahel, permettant au Niger, au Mali et au Faso de faire front commun « face à tout agresseur ». Au-delà de la défense et la sécurité, le général Tiani souhaite que cette alliance soit le fer de lance du développement socio-économique, de ce qu’il nomme leur « terre promise » qu’est le Sahel, zone de pleines potentialités.

Ibrahim Traoré a réaffirmé, pour sa part, la solidarité du Burkina Faso au peuple nigérien, face aux « sanctions inhumaines » de la Cédéao et de l’Uemoa. Dans une semaine, se tiendra la première réunion des ministres des Finances et des Affaires étrangères de l’Alliance des États du Sahel.

Avant le Burkina Faso, le général Tiani s’était rendu à Bamako où il a déjeuné avec le colonel Assimi Goïta. Au cours d’un point de presse qu’il a animé à l’issue de l’entretien et du déjeuner, le général Abdourahamane Tiani a indiqué que les raisons de sa visite au Mali étaient multiples. 

«Je suis venu tout d’abord adresser mes remerciements au président Assimi Goïta et au peuple malien pour avoir fait de la devise du Mali une réalité », a-t-il déclaré.

Pour lui, c’est une occasion pour commencer la pacification du Sahel de façon générale. Il a remercié le Mali qui a, le 31 juillet à travers une déclaration, marqué son désaccord face à toute agression contre la République sœur du Niger. 

«Pour cela, nous ne pouvons qu’être reconnaissants et signifier, de vive voix, nos remerciements au président Goïta et au peuple malien qui a fait preuve de résilience», a salué le général Tiani avant de reconnaître que «nous sommes dans une zone commune qui a été consacrée le 16 septembre 2023 c’est-à-dire l’Alliance des États du Sahel », a-t-il rappelé ajoutant qu’à travers cette Alliance, les peuples du Sahel, notamment du Mali, du Burkina et du Niger, affirment qu’ils ont pris conscience d’être sur la terre promise et que rien ne les détournera de leur objectif, celui de faire de cette zone du Sahel non pas une zone d’insécurité, mais de prospérité.  

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